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Gestion des urgences : les problèmes de main-d’œuvre au cœur du problème

                               «On essaye de maintenir les enfants et les adolescents dans leur milieu familial à tout prix, donc ceux qui sont hospitalisés c'est parce qu'ils ne vont vraiment pas bien et il y en a beaucoup plus que d'habitude, c'est ça qu'il faut comprendre», explique la pédopsychiatre Catherine Boucher.

L'urgence du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont en 2021 à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick a beau lever le ton pour qu’on améliore la situation dans les salles d’urgence, mais rien ne changera véritablement si on ne s’attaque pas au problème systémique du manque de travailleurs, préviennent des intervenants.

Dans une lettre envoyée récemment aux deux régies de santé de la province, la ministre Dorothy Shephard demande que les choses changent aux urgences des deux hôpitaux de Moncton.

Elle s’indigne que des patients restent si longtemps dans l’ambulance avant d’être pris en charge par le personnel de l’hôpital.

Si la sortie est généralement jugée pertinente, rien ne changera si les enjeux de main-d’oeuvre restent entiers, observe Jean-Claude D’Amours. Le député d’Edmundston-Madawaska-Centre est porte-parole des libéraux en matière de santé.

C'est qu’on est en train d’étirer l’élastique avec les ressources humaines que nous avons dans les hôpitaux. On est en train de vraiment affaiblir le système.

Une citation de Jean-Claude D’Amours, député d’Edmundston-Madawaska-Centre

Lorsqu’on arrive avec un flux accéléré de patients en ambulance, bien on a déjà un problème. Donc, imaginez comment ça [la pénurie de main-d’oeuvre] accentue le problème, déclare M. D'Amours.

Tant et aussi longtemps que le gouvernement ne mettra pas les accents sérieux au niveau de la rétention et, vraiment, de l’embauche de professionnels de la santé, on va continuer de vivre avec des défis, conclut-il.

Claire Johnson, professeure adjointe à l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton, dit que la situation qui irrite la ministre Shephard ne la surprend pas, mais l’inquiète.

La situation est complexe, étant donné que les urgences n’ont aucun contrôle sur le nombre de patients qui vont arriver.

Même si eux sont en train de gérer des défis en termes de pénurie, de main-d’oeuvre, n’importe quoi… bien la demande va arriver. Et la demande, on ne peut pas la rediriger ailleurs, parce que c’est le service de dernier recours, dit Claire Johnson.

Ses propos font écho à ceux de la présidente-directrice générale du réseau de santé Vitalité. La Dre France Desrosiers affirmait justement dans une déclaration écrite que les deux régies de santé provinciales n’ont aucun contrôle sur les entrées d’ambulances ou encore sur le niveau d’achalandage aux urgences.

D’après le reportage de Félix Arseneault

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