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Privée de péréquation, Val-Brillant demande un changement de règles

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Sainte-Irène et Val-Brillant seraient les seules municipalités de la MRC à être privées de péréquation (archives).

Photo : Radio-Canada

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La Municipalité de Val-Brillant ne reçoit plus de péréquation du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation depuis cette année et les effets s’en font ressentir.

Ça fait une grosse différence dans le budget de la Municipalité, constate la directrice générale de Val-Brillant, Nancy Paquet.

Ce manque à gagner force la Municipalité à augmenter le taux de taxe foncière imposé à ses 930 résidents, taux qui est passé de 1,18 $ en 2021, à 1,20 $ du 100 $ en 2022.

On n’est pas en situation financière précaire, sauf qu’on doit quand même payer toutes les choses qu'on a à payer. On a des réfections de route, on a des travaux à effectuer. Quand on n’a pas de retombées gouvernementales, la seule rentrée d’argent, c’est la taxe foncière., explique-t-elle.

Dans la MRC de La Matapédia, seules les Municipalités de Val-Brillant et de Sainte-Irène n'ont pas eu le droit à une péréquation du ministère des Affaires municipales, selon Nancy Paquet. À titre de comparaison, Lac-au-Saumon a reçu en 2022 près de 230 000 $, Amqui, près de 200 000 $ et Causapscal, plus de 650 000 $, avance-t-elle.

Ce sont des sous que ces Municipalités n’ont pas besoin d’aller chercher dans les poches de leurs contribuables et ça paraît, explique la directrice.

Elle explique le fait que Val-Brillant et Sainte-Irène ne reçoivent pas de péréquation gouvernementale à cause de la valeur foncière relativement élevée de plusieurs résidences situées au bord du lac Matapédia ou proches de la station de ski de Val-D’Irène.

Cependant, cette valeur foncière élevée ne compense pas l'absence de péréquation, note Nancy Paquet.

En 2021, Val-Brillant avait reçu environ 2700 $ de péréquation, et environ 40 000 $ les années précédentes.

« Qu’on n’en ait plus du tout, c’est un peu la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. »

— Une citation de  Nancy Paquet, directrice générale de Val-Brillant

Changer les règles

La directrice générale a d’ailleurs interpellé la ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et ministre du Tourisme, Caroline Proulx, à ce sujet.

Elle demande au ministère des Affaires municipales de revoir comment est calculée la péréquation afin que les municipalités de moins de 5000 habitants puissent en bénéficier.

Je demanderais au gouvernement que les petites municipalités obtiennent un montant minimum de péréquation pour nous aider à subsister, explique-t-elle.

La directrice générale indique devoir souvent justifier aux résidents de la Municipalité l’augmentation de la taxe foncière.

C’est difficile de ne pas bouger les taxes des contribuables, parce que tous les travaux qu’on a à faire sur le terrain augmentent continuellement. On a pas le choix de dire au contribuable : "On voudrait bien ne pas avoir à le faire, mais c’est la seule source de revenus qu’on a pour payer les factures", raconte-t-elle.

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