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Pas question de toucher à la taxe sur le carburant, répète François Legault

Une main tient un pistolet à essence versant du carburant dans une voiture.

Le prix de l'essence a dépassé le cap symbolique des 2 $ le litre vendredi à Montréal et à Québec.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Le prix de l'essence a eu beau franchir le cap symbolique des 2 $ le litre vendredi dans certaines régions du Québec, le premier ministre François Legault a répété qu'il n'avait pas l'intention, pour le moment, de geler ou de réduire la taxe sur le carburant pour donner un répit aux automobilistes.

De passage pour une annonce en matière d'infrastructures sportives à Magog, en Estrie, vendredi, M. Legault a été interpellé sur la poussée inflationniste, et plus particulièrement sur son plan afin d'aider les automobilistes à faire face à cette flambée du prix de l'essence.

Je sais qu'il y a des gens qui veulent qu'on gèle ou qu'on enlève les taxes sur l'essence, moi, je pense que ce n'est pas la meilleure façon d'y arriver. Ce n'est pas équitable. Ce n'est pas bon pour l'environnement, a-t-il indiqué.

Puis, il a rappelé que son gouvernement avait successivement remis des sommes de 200 $ aux personnes qui ont un revenu de moins 50 000 $, de 400 $ aux personnes de 70 ans et plus, puis de 500 $ à toutes les personnes qui ont un revenu de moins de 100 000 $ par année.

On a livré la marchandise, a lancé le premier ministre, avant de rappeler qu'une campagne électorale s'en vient.

« Il reste quelques mois, mais il y aura évidemment des plateformes électorales, dont celle de la CAQ, et je pense qu’il faut continuer de mettre de l’argent dans les portefeuilles des Québécois, parce que le taux d’inflation est élevé, extrêmement élevé. »

— Une citation de  Le premier ministre François Legault

Le prix de l'essence ordinaire est monté à 2,03 $ le litre à Montréal et à 2,01 $ le litre à Québec vendredi, selon le site web Gas Wizard.

Le litre d'essence à la pompe a franchi à nouveau la barre des 2 $ dans la grande région de Montréal. Un bond de six à huit cents par rapport à la veille. Une hausse qui est causée par la guerre en Ukraine et par les ratés dans la chaîne d'approvisionnement. C'est un nouveau coup dur pour les consommateurs frappés par la montée de l'inflation. Un reportage de Jean-Philippe Hughes.

Se serrer la ceinture, d'un océan à l'autre

Ailleurs au Canada, la marque des 2 $ a aussi été franchie vendredi, notamment à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, et à Sudbury, en Ontario. Mais c'est en Colombie-Britannique que le prix du litre d'essence a atteint un sommet; il était affiché à 2,17 $ à Vancouver et à 2,15 $ à Victoria.

Cette poussée est due au prix du baril de pétrole, qui se maintient à plus de 100 $ US, propulsé par la guerre en Ukraine et la perspective d'un embargo européen sur le pétrole russe.

Il faut s’attendre à serrer la ceinture tout l’été, et à envisager des plans de vacances moins énergivores, parce que c’est certain qu’il y a un très gros risque que le conflit en Ukraine perdure, a expliqué Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal, en entrevue à Radio-Canada.

En mai 2021, le prix moyen d'un litre d'essence au Canada était de 1,32 $. En avril dernier, il s'élevait plutôt à 1,68 $. Et il faut s'attendre à le voir augmenter davantage.

La moyenne canadienne va se rapprocher considérablement de cette barrière psychologique des 2 $ le litre [...]. Et il est peu probable que la flambée s'arrête de sitôt, a déclaré Dan McTeague, président de Canadians for Affordable Energy, en entrevue à CBC News.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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