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La générosité de Gaston Grzela pousse Kapuskasing à bouger

Une jeune fille, tout sourire, après que Gaston eut réparé son vélo.

Une jeune fille récupère son vélo chez Gaston.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Depuis presque 50 ans, les sportifs de Kapuskasing et des environs s’arrêtent chez Gaston pour s’équiper. Son magasin vend bien plus que de l’équipement sportif de seconde main. L’homme derrière le comptoir est prêt à tout pour voir les gens s’épanouir en pratiquant leur sport de prédilection.

C’est un des hommes en ville qui a aidé le plus pour les sports, dit d’emblée Simon Dubosq, en remettant son vélo à Gaston pour faire réparer sa chaîne.

À l’époque où il était grand chevalier du regroupement d’hommes catholiques à Kapuskasing, Simon se souvient de l’avoir honoré comme bénévole de l’année.

C’était un grand fournisseur pour les sports. Si on partait quelque chose, comme le ski de fond, c’était pas long qu’ils étaient fournis en skis par Gaston.

Un homme dépose un vélo chez Gaston.

Simon Dusbosq, le boulanger du village, a acheté tout l'équipement sportif de ses six enfants chez Gaston.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Simon avance même qu’il n’est pas rare qu’en début de saison de hockey, Gaston prête de l’équipement aux gens dans le besoin ou leur vende à très bas prix.

Un homme dans le sous-sol de sa boutique.

Dans le sous-sol de son magasin, Radio-Canada a dénombré plus de 300 vélos.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Une chose que nous confirme le principal intéressé, qui se reconnaît en entendant le récit.

Moi aussi quand j’étais jeune, j’étais pauvre. On n'avait pas d’argent pour acheter de l’équipement. J’ai même vu des écoles qui m’ont appelé et ont dit : ‘’Gaston, on a un petit jeune qui veut avoir un bicycle. Pourrais-tu nous faire un bon prix?’’ Le bon prix, je le donne tout le temps.

L’homme de 82 ans continue de donner comme il l’a fait tout récemment pour les jeunes de la Première Nation de Kashechewan qui vivent temporairement à Kapuskasing.

Les petits enfants de Kashechewan, et aussi leurs parents, sont polis. Ils voient que j’ai tant de vélos, soutient Gaston, qui est établi à Kapuskasing depuis 1975. Il n’est pas rare qu’il dise à un jeune de cette communauté : prends-le donc pour une semaine, pis rapporte-le-moi et on ne dira pas un mot.

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