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Un jeune réfugié syrien attend de pouvoir revoir ses parents depuis 5 ans

Adnan Kharsa, 9 ans, est assis sur un canapé et tient un téléphone cellulaire dans sa main gauche.

Adnan a vécu pour la dernière fois avec ses parents dans la ville côtière de Jableh, en Syrie, en 2017.

Photo : (Bonnie Allen/CBC)

Radio-Canada

Adnan Kharsa, 9 ans, aime sa nouvelle vie à Saskatoon, mais ce réfugié syrien attend avec impatience le jour où il retrouvera ses parents en personne. Il ne les a pas vus depuis cinq ans.

« Je ne cesserais de les serrer dans mes bras. Ils me manquent beaucoup. »

— Une citation de  Adnan Kharsa, 9 ans, réfugié syrien vivant à Saskatoon

L’enfant vit avec sa grand-mère et son oncle dans la Ville des Ponts depuis un an, tandis que ses parents sont retenus en Turquie avec sa sœur de trois ans, Sham. Ils se voient uniquement par visioconférence.

Adnan a vécu pour la dernière fois avec ses parents, Mohammed Manhal Kharsa et Yasmine Sheikho, dans la ville côtière de Jableh, en Syrie, en 2017.

Fin 2017, plus de 13 millions de Syriens avaient été contraints de fuir ou de se déplacer à l'intérieur du pays par le soulèvement contre le président Bachar Al-Assad.

Selon la tante d’Adnan, Doha Kharsa, le bruit des bombardements l‘a tellement effrayé que ses parents l'ont envoyé en Malaisie avec sa grand-mère, alors qu'il était âgé de quatre ans.

Par la suite, les parents d’Adnan, sans moyens financiers ni passeports, ont fui vers la Turquie.

« Chaque fois qu’ils s'appellent, les deux parents pleurent. Ils attendent patiemment de retrouver leur fils. »

— Une citation de  Doha Kharsa, tante d'Adnan

Le petit Adnan attend impatiemment sa rencontre avec son père. Il va me serrer dans ses bras et pleurer. Il va être tellement heureux, a-t-il affirmé.

Départs et retards

Arrivée au Canada à titre de réfugiée en 2014, Doha Kharsa a parrainé un grand nombre de membres de sa famille lors de leur arrivée au pays. Pour Adnan, la grand-mère et un oncle, le retard a été de quatre ans, notamment marqué par la pandémie de COVID-19. Ils sont au Canada depuis mai 2021.

Mme Kharsa s’est empressée de parrainer les parents d’Adnan. La demande et les fonds de 30 000 ont été envoyés par le Comité Central Mennonite (MCC), une agence confessionnelle impliquée dans les efforts de secours et de développement.

Le Comité Central Mennonite a une entente avec le gouvernement canadien pour 500 parrainages privés de réfugiés par année.

En Saskatchewan seulement, l’organisme a reçu des demandes de parrainage pour 900 personnes.

Chaque cas est urgent. Nous avons des personnes qui souffrent de maladies graves, des personnes qui ont été attaquées. Nous avons des personnes qui se trouvent dans des zones dangereuses, explique le coordinateur de la branche saskatchewanaise du Comité central Mennonite, Mark Bigland-Pritchard.

Le ministère fédéral de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a signalé un retard de 1,8 million de demandes d'immigration, dont 158 778 demandes de réfugiés, en date du 1er février 2022.

Ottawa a créé un programme d'immigration d'urgence pour les Ukrainiens touchés par l’invasion russe qui leur permet d'arriver au Canada dans les semaines qui suivent leur demande.

Avec les informations de Bonnie Allen

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