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Bornes de recharge dans Windsor-Essex : « un bon début, mais on peut faire mieux »

Un véhicule électrique branché à une borne de recharge.

Les experts pensent que les investissements récemment annoncés dans l'industrie automobile obligent à installer plus de bornes.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

En décembre 2021, le programme Windsor-Essex Charge Up commençait à étudier des dossiers pour octroyer du financement à des municipalités ou des acteurs privés qui se proposent d’installer des bornes de recharge pour des véhicules électriques dans la région.

Quelques mois seulement après le début du processus, Eric Freeze, le coordinateur de projets à Essex Energy, l'entité qui a lancé Windsor-Essex Charge Up, se dit très satisfait de la manière dont les choses évoluent.

La communauté réagit vraiment bien. Nous avons attribué tout le financement dont nous disposions, mais cela dit, nous acceptons toujours des demandes au cas où il y aurait du nouveau financement, explique-t-il.

« [On commencera à installer les bornes] aussitôt que cet été, et elles doivent avoir été toutes installées le 31 mars 2024. »

— Une citation de  Eric Freeze, coordonnateur de projets à Essex Energy.

C'est 1,7 million de dollars de financement qu’Essex Energy distribue sur étude de projets. De l’argent qui provient du Programme d'infrastructure pour les véhicules à émission zéro, mis en place par Ressources naturelles Canada.

Eric Freeze regarde l'ordinateur.

M. Freeze se félicite de l'enthousiasme que le programme suscite dans Windsor-Essex.

Photo : Chris Ensing/CBC News

Avec un budget global de 680 millions de dollars, le programme finance notamment l’installation de bornes de recharge partout au pays. L'argent dépensé dans Windsor-Essex permettra l’installation d’environ 105 bornes de niveau 2 et de 30 bornes rapides.

Les chargeurs de niveau 1 se servent des prises répandues dans les maisons comme celles des grille-pains. Les bornes de niveau 2 sont plus ou moins similaires à celles utilisées pour les cuisinières. Elles peuvent offrir des recharges quatre fois plus élevées que les chargeurs de niveau 1. (Nouvelle fenêtre)

On peut faire mieux

Si le chroniqueur automobile Benoit Charette accueille favorablement cette annonce, il considère qu’il ne peut s’agir que d’un début et estime qu’il faudra en faire beaucoup plus si l’on veut atteindre les objectifs fixés par le gouvernement fédéral, de ne plus vendre que des véhicules électriques à partir de 2035.

Il faudra multiplier par 10 ce qu’on a en ce moment. Donc, le fait qu’on en installe une centaine c’est un début, mais c’est clair que ce ne sera pas suffisant parce que les besoins vont aller en grandissant, indique-t-il.

« Si on regarde dans un horizon de 4 ou 5 ans, il va falloir probablement doubler, puis tripler assez rapidement la quantité [de bornes de recharge] qu'on a en ce moment. »

— Une citation de  Benoit Charette, chronique automobile

M. Charette rappelle que plusieurs milliards de dollars d’investissement dans l’industrie automobile ontarienne, électrique notamment, ont été récemment annoncés, ce qui devrait avoir pour conséquence une augmentation rapide des besoins de bornes de recharge.

Benoit Charette se tient debout près derrière la portière d'une voiture blanche.

Benoit Charette plaide pour plus de planification.

Photo : Avec l'autorisation de Benoit Charette

Il estime qu'il faut impérativement que de la planification soit faite afin qu'à la fois le nombre, mais également la qualité des bornes installées augmente.

Là, ce qu’on a en ce moment, ce sont des bornes individuelles, quelques bornes à la fois. Est-ce qu’on peut prévoir des centres de recharge à la hauteur de ce qu’on a par exemple dans une station-service?, s'interroge-t-il.

« Est-ce qu’on peut avoir des services qui sont reliés aux centres de recharge ? Est-ce qu’on ne peut par exemple planifier que des bornes de recharge rapide ? »

— Une citation de  Benoit Charette, chroniqueur automobile

Benoit Charette pense que les usagers ne veulent pas être obligés d’attendre des heures durant au bord des autoroutes pour faire des recharges lorsqu’ils voyagent.

La part de l'Ontario

Le PDG de Mobilité Électrique Canada, Daniel Breton, plaide lui aussi pour l'installation de plus de bornes de recharge pour véhicules électriques dans Windsor-Essex.

Il pense qu’en la matière, l’Ontario devrait se montrer plus ambitieux.

Pour le moment, au fédéral on voit des investissements, au niveau ontarien jusqu'ici c’est plutôt timide. Pour ne pas dire que pendant quatre ans, il y a eu des coupes dans les investissements dans les infrastructures de recharge, explique-t-il.

« Donc l’Ontario a du retard à rattraper et Windsor fait partie de ce retard. »

— Une citation de  Daniel Breton, PDG de Mobilité Électrique Canada

Daniel Breton souhaite qu’il s’établisse de plus en plus de partenariats entre la province et même les villes, notamment celle de Windsor, et des entreprises privées afin que ces dernières participent elles aussi à l'installation de bornes de recharge électrique.

Avec les informations de CBC

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