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À London, une nouvelle règle sur les affiches électorales sème la confusion

Une affiche électorale sur un abribus.

Un nouveau règlement municipal adopté plus tôt cette année stipule que les panneaux électoraux du même candidat doivent être placés à au moins 100 mètres l'un de l'autre.

Photo : Colin Butler (CBC)

Radio-Canada

La Ville de London a adopté un nouveau règlement sur les pancartes électorales plus tôt cette année.

Ce dernier exige que les affiches d'un même candidat soient espacées d'au moins 100 mètres.

Cette initiative est mise en place pour éviter que les coins de rue des principales intersections soient recouverts de panneaux, ce que beaucoup de résidents considèrent comme inesthétique.

Les directeurs de campagne des différents partis politiques provinciaux se disent, pour la plupart, satisfaits de cette nouvelle règle. Toutefois, en ce début de la course en prévision du scrutin du 2 juin, il y a un peu de confusion sur les règles, déclare Zach Armstrong, le directeur de campagne de Kate Graham, la candidate libérale dans la circonscription de London-Centre-Nord.

M. Armstrong cite l'exemple des grands carrefours. De nombreux candidats ont placé leurs affiches aux quatre coins de ces intersections, qui ne sont pas toujours distants de 100 mètres.

Nous cherchons à clarifier cela, explique-t-il.

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Les affiches, incontournables?

Alors que certains initiés considèrent les pancartes politiques comme une technique peu sophistiquée pour faire campagne, Nathan Caranci, le directeur de campagne du candidat progressiste-conservateur dans la circonscription de London-Ouest Paul Polatto, les considère comme un incontournable de la saison électorale, au même titre que les décorations de Noël.

Cela fait partie du rituel, énonce-t-il. Je suis un partisan de leur utilisation et je pense qu'elles fonctionnent.

Il explique avoir suivi le débat sur le nouveau règlement municipal avec intérêt et a l'intention de le suivre à la lettre. Il se demande comment la Ville envisage de faire respecter la nouvelle règle.

Que ce soit à 97 m ou à 90 m l'une de l'autre, nous verrons comment ils appliquent cela, indique-t-il.

Il estime que la course au nombre de pancartes pourrait perdre de l’intérêt auprès des bénévoles.

Se concentrer sur le porte-à-porte

Bria John, la directrice de campagne de la néo-démocrate Teresa Armstrong, qui cherche à se faire réélire dans la circonscription de London-Fanshawe, se réjouit également du nouveau règlement, car il permet de mettre davantage l'accent sur le porte-à-porte, selon elle.

« En termes de visibilité, nous ne peignons pas la ville en orange autant que nous le voudrions, mais nous espérons compenser cela avec des pancartes plantées sur des pelouses. Il s’agit de montrer que Teresa Armstrong est présente et que nous avons toujours une emprise sur cette circonscription. »

— Une citation de  Bria John, directrice de campagne de la néo-démocrate Teresa Armstrong

Elle estime que les campagnes qui se concentrent davantage sur le porte-à-porte et sur la connexion avec les électeurs permettent d’avoir une meilleure idée de ce qui intéresse les électeurs.

Pour nous, les pelouses sont un signe de soutien plus visible. C'est un individu qui a eu un contact, qui dit qu'il veut une pancarte, alors qu'un trottoir ne peut pas voter, dit-elle.

Pour sa part, la Mairie de London indique que la sensibilisation sera son principal moyen de faire respecter le nouveau règlement. La Ville précise que si un candidat ne respecte pas la nouvelle restriction, des agents municipaux n'hésiteront pas à retirer les pancartes visées.

Avec les informations de CBC

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