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Léger signe d’optimisme pour l’emploi en Alberta

Une tour dans le centre-ville de Calgary.

Des emplois ont été surtout créés dans le secteur des services, par exemple le secteur scientifique et technique.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

En Alberta, l'emploi a progressé de 16 000 (+0,7 %) en avril. C’est la première hausse notable depuis décembre 2021. Les augmentations concernent surtout le commerce de gros et de détail.

L'emploi augmente dans la région de l'Atlantique et en Alberta, et il diminue au Québec, titrait Statistique Canada dans son Enquête sur la population active , publiée vendredi. Le taux de chômage en avril a atteint 5,9 %.

C’est le taux de chômage le plus bas depuis 2015, écrit sur Twitter le professeur d’économie à l’université de Calgary, Trevor Tombe, qui est optimiste pour les prochains mois.

Le ministre albertain de l’Économie, Doug Schweitzer se félicite : La diversification n'est pas seulement un mot à la mode en Alberta, elle se produit aussi plus rapidement que prévu.

Calgary (7,2 %) et Edmonton (6,9 %) ont été parmi les régions ayant enregistré les taux de chômage les plus élevés, mais il y a des signes d’optimisme pour Calgary observe Vincent Ferrao, analyste de Statistique Canada : il y a deux mois, le taux de chômage était à 8 %.

Les industries en forme

Le secteur des services continue d’être le moteur des gains d'emplois, analyse Charles St-Arnaud, économiste en chef à Alberta Central qui offre des services aux caisses populaires de la province.

On voit des gains dans les secteurs qui ont été affectés par la pandémie du côté du secteur de la restauration et de l'hôtellerie. Nous nous attendons à ce que le marché du travail dans la province continue de s’améliorer, dit-il.

Des baisses sont à noter dans les secteurs de l’agriculture, et surtout de la construction. 

Les taux directeurs pourraient augmenter

Selon Charles St-Arnaud, beaucoup d'entreprises cherchent des travailleurs, mais sont incapables d’en trouver. La question, c'est : est-ce que ça va générer des pressions salariales qui sont peut-être nécessaires pour attirer plus de travailleurs dans ce secteur.

Le manque de travailleurs au Canada risque de faire pression sur l'inflation, selon lui, et pourrait pousser la Banque du Canada à remonter son taux directeur. 

La population vieillit, c’est inévitable, ajoute Tu Nguyen, économiste à RSM Canada.

Une solution pour éviter d’aggraver le problème de la pénurie de main-d’oeuvre, selon lui, serait de continuer à accueillir de jeunes immigrants pour remplacer les travailleurs qui partent à la retraite et de continuer l’automatisation des emplois exigeants physiquement.

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