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Pénurie de sauveteurs dans certaines communautés du Nord

Une piscine

Plusieurs piscines municipales à travers le Nord ont de la difficulter à combler des postes de sauveteurs. (Archives)

Photo : Fournie par l'Université Laurentienne

Chris St-Pierre

Quelques municipalités nord-ontariennes sont à court de personnel à quelques mois de la période estivale. Malgré les nombreuses séances de formation qui se déroulent à travers la région, certaines piscines ne peuvent pas être surveillées à temps plein.

En raison d’un faible nombre de sauveteurs, le centre récréatif de la Ville de Nipissing Ouest a annulé tous ses cours de natation cet été.

La coordonnatrice des programmes de loisirs et de conditionnement et sauveteur en chef de la municipalité, Sarah Furchner, attribue le problème à la pandémie.

Nous étions fermés depuis plusieurs mois. La plupart de nos sauveteurs ont passé à autre chose parce qu’ils avaient besoin de travailler, partage-t-elle.

Suite à l’allégement des restrictions sanitaires en janvier 2022, le centre a pu rouvrir ses portes au public. Cependant, il devait pourvoir plusieurs postes.

Le Centre communautaire et récréatif de Nipissing Ouest.

Il n'y aura pas de cours de natation cet été au Centre communautaire et récréatif de Nipissing Ouest.

Photo : Ville de Nipissing Ouest

La formation de nouveaux sauveteurs se fait présentement en accéléré, mais il n’y aura pas suffisamment de personnel disponible pour livrer des cours de natation cet été.

Afin d’être formé pour enseigner la nage, il faut compléter plusieurs cours d’instructeur, explique Mme Furchner.

Ceux-ci incluent la médaille et la croix de Bronze et des programmes sur le RCR, les premiers soins et le sauvetage.

De plus, ceux et celles qui complètent leur formation doivent ensuite effectué un certain nombre d’heures de pratique avant de pouvoir donner des cours.

Malheureusement, Nipissing Ouest a été forcé de s’adapter aux réalités de la pandémie.

« C’est un problème partout au Canada. Puisque nous étions fermés pendant deux ans, nous avons perdu deux ans de formation. Habituellement tous ces cours ont lieu au cours d’une longue période. »

— Une citation de  Sarach Furchner, sauveteur en chef de Nipissing Ouest

Les participants entament normalement leur apprentissage à 13 ans, et sont ainsi prêts pour commencer à travailler à 16 ans, l'âge légal pour être sauveteur.

Mme Furchner estime que la situation devrait s’améliorer d’ici l’arrivée de l’automne.

Une année difficile pour le Témiscamingue ontarien

D’après la représentante du district du Témiscamingue de la division ontarienne de la Société de sauvetage, Sheryl Gilbert, les nombreuses restrictions sanitaires annoncées puis levées par la province au cours des 12 derniers mois ont eu un important impact sur la disponibilité de sauveteurs formés.

Les jeunes n’ont pas vraiment la chance de pratiquer ou prendre des cours et plusieurs d’entre eux ont perdu intérêt, selon elle, qui est également la coordonnatrice des programmes jeunesse et de natation.

À la fin de 2021, un maximum de 10 participants était inscrit au programme de sauvetage à Temiskaming Shores.

Si ce n’était pas de la pandémie, jusqu’à 16 personnes pouvaient y participer.

Parmi la dizaine de participants, la moitié a été embauchée et les autres attendent d’avoir 16 ans pour travailler.

Mme Gilbert note que les plus récents cours, qui ont pris fin il y a à peine une semaine, n'avaient que trois participants.

« C’est un emploi très exigeant physiquement, ça nécessite beaucoup de formation et la formation peut coûter très cher pour certaines personnes. »

— Une citation de  Sheryl Gilbert, représentante du district 27 de la division ontarienne de la Société de sauvetage

Lors d’une conférence en ligne de la Société de sauvetage en avril, il y a eu des discussions au sujet de la possibilité d’offrir des cours gratuits, comme le font certains programmes dans le Sud de l’Ontario.

Mme Gilbert a discuté avec la municipalité de Temiskaming Shores afin d’offrir ces formations gratuitement.

Si l’idée reçoit l’appui du conseil municipal, elle souhaite faire une tournée des écoles secondaires et promouvoir le travail de sauveteur sur les réseaux sociaux.

L'hôtel de ville de Temiskaming Shores.

Le conseil municipal de Temiskaming Shores n'a pas encore répondu à la demande.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Sans l’embauche de quelques autres sauveteurs, elle indique que la piscine municipale devra probablement fermer en soirée durant certains jours de la semaine et le dimanche.

Aux dires de Mme Gilbert, la piscine municipale d’Earlton cherche également des sauveteurs pour assurer la disponibilité de ses installations durant l’été.

Quant à la plage de Haileybury, elle a suffisamment de personnel pour assurer une surveillance durant les heures d’ouverture.

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