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Les cas de COVID-19 à l’École Jules Verne inquiètent des parents d’élèves

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L'École secondaire Jules-Verne situé à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Kevin Mcintyre-Tor

Plusieurs cas de COVID-19 parmi les élèves et les enseignants de l’École Jules-Verne, à Vancouver, inquiètent les parents qui souhaiteraient obtenir plus d’informations de la part de la direction afin de mieux protéger leurs enfants.

Tout au long de la pandémie, chaque fois que des éclosions étaient rapportées à l’école, Mélanie Chartier en retirait ses deux filles par prévention, parfois pour plusieurs semaines.

Maintenant que les cas de COVID-19 ne sont plus rapportés ni par la province ni par les écoles, ce genre de décision est plus difficile à prendre, se désole-t-elle.

« J’ai l’impression qu’on nous a caché quelque chose et je n’arrive pas à comprendre pourquoi. Pour moi il n’y a aucune logique qu’on ne partage pas cette information-là. »

— Une citation de  Mélanie Chartier

Mardi, après avoir présenté quelques symptômes, sa fille de 11e année a été déclarée positive à la COVID-19 et doit demeurer à la maison pour au moins 5 jours. Elle est cependant loin d’être la seule.

Il nous manque environ neuf ou dix enseignants, alors on doit remplacer dans les différents cours. On fait de notre mieux et puis il manque six à huit élèves par classe sur 25, explique l’enseignant d’anglais en 10e et 12e année à l’École Jules-Verne, Avi Yan, qui se dit tout de même optimiste face à la situation.

Plusieurs parents souhaiteraient toutefois que certaines restrictions soient remises en place afin d’éviter une propagation du virus parmi les élèves et le personnel.

Je suis fâchée, je veux qu’on reprenne des mesures de sécurité comme le masque, la ventilation pour les écoles et la distanciation aussi, lance Carman Benoit, dont la fille fréquente l’école en 8e année. Elle souhaiterait surtout avoir accès à plus d’informations.

« Je veux des lettres, je veux prendre moi-même des décisions, selon ce qui se passe. »

— Une citation de  Carman Benoit

Pas encore au point critique

Le printemps est historiquement une période difficile en termes d'absences pour l'ensemble des écoles du Conseil scolaire francophone (CSF), rappelle celui-ci dans un courriel.

Pour que le taux d’absence d’une école soit notifié à la régie de la santé, celui-ci doit dépasser les 10 % du taux d’absence habituel pour la période de l’année, et ce, pour trois jours consécutifs.

« Pour l'instant, l'École Jules-Verne n'a pas atteint les seuils de signalement dictés par la Santé publique. »

— Une citation de  Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique

Le directeur général du Conseil scolaire francophone, Michel St-Amant, se dit tout de même inquiet de la situation non seulement à Jules-Verne, mais également dans toutes les écoles francophones à travers la province.

D’un côté, on a un message qui nous dit que la situation est sous-contrôle, donc qu’on peut être un peu moins à cheval sur les masques et la distanciation et de l’autre [...] il y a quand même une éclosion qui se continue, mais les bureaux de santé nous disent que c’est normal parce que c’était attendu, souligne-t-il.

Le CSF assure que la sécurité des élèves demeure la priorité et advenant qu'une fermeture administrative soit nécessaire, les parents en seraient rapidement informés et une transition vers l’apprentissage en ligne serait effectuée.

Avec des informations de Wildinette Paul et de Raluca Tomulescu

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