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Des centaines de personnes soulignent la Journée de la robe rouge à Calgary et Edmonton

Une femme a le poing levé. Elle tient un bout de tissu rouge dans la main et porte un foulard rouge dans les cheveux.

Un rassemblement a souligné la Journée de la robe rouge à Calgary jeudi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi à Calgary et Edmonton pour marquer la Journée nationale de la robe rouge, pour sensibiliser à la situation des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.

À Calgary, les participants ont partagé leurs histoires et ont attaché des rubans rouges aux arbres le long de Memorial drive pour souligner toutes les femmes, filles et personnes LGBTQ+ autochtones disparues et assassinées.

Deborah Green Gopher a co-organisé l’événement. Sa sœur, Eleanor (Laney) Ewenin a été assassinée en 1982 à Calgary alors qu’elle n’avait que 23 ans.

Nous voulons créer un endroit sûr et aimant pour nous rassembler et les honorer. Certaines histoires sont dures à écouter, mais nous sommes ici pour nous soutenir, dit-elle.

Les rubans rouges portent les souvenirs et l'esprit de nos proches, ajoute-t-elle.

Un monument temporaire a été dévoilé en l’honneur de Joey English, 25 ans, retrouvée morte en juin 2016.

La co-organisatrice de l'événement Yvonne Henderson a expliqué que, tard mercredi, des employés de Carmacks Maintenance Services avaient interdit aux bénévoles de mettre des robes rouges le long de Memorial Drive.

Selon elle, les robes rouges ont été accrochées aux arbres, mais elles ont ensuite été enlevées par les employés de Carmacks et jetées à la poubelle.

Ils nous ont dit que c'était illégal, a dit Yvonne Henderson.

Quand je leur ai demandé pourquoi c’était illégal. Je leur ai expliqué ce que nous faisions et de ne pas toucher aux robes et que nous allions les ramasser.

« C’est bien la preuve que pour beaucoup de gens, tout ce que nous disons, ce que nous avons vécu ne compte pas. »

— Une citation de  Yvonne Henderson, co-organisatrice du rassemblement de Calgary

Yvonne Henderson croit que cet incident montre bien pourquoi les événements de la Journée de la robe rouge doivent continuer à avoir lieu.

Des gens écoutent un discours. Ils portent des vêtements rouges. Une robe rouge et aux couleurs de l'arc-en-ciel est suspendue à un arbre.

Des centaines de personnes soulignent la Journée de la robe rouge à Calgary.

Photo : Radio-Canada

Au Canada, il y a beaucoup de fausses paroles de réconciliation, note-t-elle frustrée, mais ce qu’il faut maintenant, ce sont des gestes concrets pour remplacer toutes les fausses promesses vides.

« Nous avons besoin que les non-Autochtones se manifestent. Nous avons besoin qu'ils posent des gestes et actions pour remplacer les paroles fausses et creuses. »

— Une citation de  Yvonne Henderson, co-organisatrice du rassemblement à Calgary

L’entreprise Carmacks dit être au courant de l’incident et qu'une enquête complète allait avoir lieu.

Selon l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, les femmes autochtones sont 16 fois plus susceptibles d'être tués ou de disparaître que les femmes non autochtones.

En Alberta, un groupe de travail conjoint a soumis un rapport final à la province en janvier avec 113 recommandations. La province dit qu’elles sont toujours à l’étude.

Des dizaines de personnes portant du rouge et avec des affiches.

Des centaines de personnes ont défilé dans les rues d'Edmonton.

Photo : Radio-Canada

Marche au centre-ville d'Edmonton

Des centaines de personnes ont également marché au centre-ville d’Edmonton pour marquer la Journée de la robe rouge.

Rey Wright a voulu souligner la mémoire de deux amies, Leah Germain et Roxanne Thiara.

Elles ont été étiquetées par les médias comme étant des prostituées, mais elles étaient bien plus que cela. Elles ont pris soin de moi quand j'étais sans-abri, a-t-elle raconté.

Kiyana Gagne a parlé de son cousin Jeremy Nattress, tué en 2016 dans un hôtel sans qu’aucune accusation ne soit jamais déposée.

Je ne pense pas que je peux me promener en toute sécurité. Que s’il m’arrive quelque chose, j'obtiendrai justice. C'est pourquoi je suis ici aujourd'hui. Pour m'assurer que cela change, j'ai tellement de famille et je ne veux pas qu'ils vivent cela. Je veux qu'ils sachent que c'est quelque chose du passé et que nous allons de l'avant, a-t-elle dit.

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