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Sept-Îles reste au sommet des villes où il faut gagner plus pour vivre décemment

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Dans des villes comme Sept-Îles, où le coût de la vie est plus élevé, les résultats suggèrent à l'IRIS que pour une vie digne, une personne doit gagner au moins 18 $/h (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a publié jeudi matin un rapport selon lequel une personne seule doit gagner 34 814 $ par année pour vivre convenablement à Sept-Îles. Selon l'Institut, l'inflation se fait particulièrement sentir dans les villes et villages où l'automobile est nécessaire pour se déplacer.

Parmi les sept villes étudiées par l’IRIS, c'est encore une fois cette année à Sept-Îles où il coûte le plus cher pour vivre dignement.

Revenu viable pour une personne seule en 2022, selon l’IRIS :

  • Montréal : 29 577 $

  • Québec : 28 967 $

  • Gatineau : 29 593 $

  • Sherbrooke : 26 299 $

  • Saguenay : 25 128 $

  • Trois-Rivières : 25 463 $

  • Sept-Îles : 34 814 $

L'IRIS estime qu'une voiture est nécessaire à Sept-Îles, contrairement aux six autres villes québécoises étudiées, où le transport en commun serait suffisant pour se déplacer. C'est ce qui fait trôner Sept-Îles au sommet du palmarès.

La chercheuse à l'IRIS Julia Posca, reconnaît que cet indicateur n'est pas parfait, mais il permet quand même d’avoir une meilleure idée des dépenses nécessaires selon la ville.

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La chercheuse de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques, Julia Posca (archives).

Photo : Radio-Canada

Selon le rapport, l’inflation et la volatilité du coût de l’essence et des voitures d’occasion augmentent les dépenses des ménages qui dépendent de l’automobile.

« Cette année, on fait le constat que les gens qui dépendent de l’automobile pour leurs déplacements sont plus affectés par les hausses du coût de la vie. »

— Une citation de  Julia Posca, chercheuse à l'institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS)

Des organismes communautaires de Sept-Îles s’inquiètent

Si certaines personnes dans une situation précaire sont propriétaires d'une voiture, elles ne peuvent pas nécessairement payer les réparations nécessaires ou les frais d'assurance, note David Lebœuf, directeur général de Transit Sept-Îles.

M. Lebœuf remarque aussi de plus en plus de travailleurs qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts et qui sont frappés par la rareté de logements.

Au cours des deux dernières années, on voit un changement chez la clientèle. [Transit Sept-Îles] héberge beaucoup plus de gens qui travaillent à temps plein ou à temps partiel, dit David Lebœuf.

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Le directeur de Transit Sept-Îles, David Leboeuf (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

De son côté, le Comptoir alimentaire de Sept-Îles (CASI) remarque depuis quelques semaines une augmentation marquée des demandes de dépannage alimentaire.

Le président du CASI, Guy Berthe, explique qu’avec l’augmentation du coût de la vie, le comptoir a réajusté son évaluation des dépenses essentielles qui déterminent l’éligibilité des personnes demandant une assistance alimentaire.

Pour quelqu'un qui a des problèmes financiers depuis récemment, on peut tenir compte pendant quelques mois des dépenses automobiles. Mais, par la suite, les dépenses du véhicule n'en font pas partie, raconte M. Berthe.

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Guy Berthe, président du Comptoir alimentaire de Sept-Îles (CASI) (archives).

Photo : Radio-Canada / Félix Lebel

Au CASI, il n'est pas interdit de posséder un véhicule pour les bénéficiaires, mais les coûts associés ne sont pas déduits lors du calcul pour déterminer l'éligibilité d'une personne à la banque alimentaire.

Dans des villes comme Sept-Îles, où le coût de la vie est potentiellement plus élevé, les résultats suggèrent à l'IRIS que pour une vie digne, une personne doit gagner au moins 18 $/h.

Avec les informations de Djavan Habel-Thurton

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