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Bande dessinée : conscientiser et se changer les idées

La couverture de Le monde sans fin montre une ville avec de nombreux grands édifices; la couverture de Paloma Mi Amor met de l'avant une voiture décapotable qui roule à toute à allure avec les deux agents à son bord; la femme est au volant.

Deux propositions de lecture bien différentes. La première, « Le monde sans fin », sur la transition énergétique, et la deuxième, « MacGuffin et Alan Smithee - Paloma Mi Amor », qui relate les aventures de deux agents spéciaux.

Photo : Dargaud / Éditions du tiroir

Voici deux suggestions de bandes dessinées qui sont complémentaires, mais d’une manière un peu particulière. Après la lecture de l’essai Le monde sans fin, sur la crise climatique, les nouvelles aventures des agents MacGuffin et Alan Smithee seront nécessaires pour se changer les idées.


Le monde sans fin (Dargaud)
Scénario : Jean-Marc Jancovici, Christophe Blain
Dessin : Christophe Blain
196 pages

Christophe Blain est un auteur de bande dessinée d’expérience. Jean-Marc Jancovici, lui, est un spécialiste des questions énergétiques et de l'impact sur le climat. Le monde sans fin est le résultat de leur rencontre.

La bande dessinée aborde de front la crise climatique en plaçant l’énergie au cœur de la réflexion. Les facteurs économiques, sociaux et humains ne sont pas laissés de côté. L’analyse de la situation exposée en dessin est réaliste et appuyée par de nombreux exemples concrets.

Les deux pages montrent Jean-Marc Jancovici qui parle de la transition énergétique.

Deux pages de la bande dessinée « Le monde sans fin ».

Photo : Dargaud / Blain - Jancovici

L’ouvrage est extrêmement bien vulgarisé. Il y a un bel équilibre entre le dessin, les chiffres et les statistiques. Le concept d’émission de gaz à effet de serre est bien expliqué et il est simple après la lecture de comparer l’empreinte carbone des différentes énergies.

Le propos est nuancé. Tout n’est pas noir, même si le portrait est très sombre. Le monde sans fin amène des pistes de solution pour une transition efficace.

Jean-Marc Jancovici n’est ni dans le déni ni dans le militantisme aveugle. Il reconnaît que se débarrasser du confort actuel des citoyens des pays développés est un défi de taille et qu’il est impossible de retourner à l’époque du moulin à vent. Il n’hésite pas à affirmer que les énergies renouvelables ne sont pas si vertes et que le nucléaire n’est pas si effrayant.

Le dessin de Christophe Blain rend la lecture digeste, avec un humour intelligent.

Malgré l’urgence de la situation, la bédé évite d’être moralisatrice. Elle donne réellement envie de mettre la main à la pâte pour contrer les changements climatiques.

Une lecture qui devrait être obligatoire, ou du moins fortement recommandée.


MacGuffin & Allan Smithee - Paloma mi amor (Éditions du tiroir) 
Scénario : Michel Viau 
Dessin : Ghyslain Duguay
64 pages

Les deux agents spéciaux MacGuffin et Alan Smithee sont de retour pour une nouvelle mission. Le duo de la S6, la section spéciale des services secrets et de la sécurité supranationale, se retrouve aux États-Unis, à l’automne 1967, pour enquêter sur une disparition mystérieuse dans le cadre d’une course de pigeons.

La quatrième aventure de MacGuffin et Alan Smithee permet de renouer avec la dynamique des deux personnages principaux. Cette nouvelle assignation les amène aux quatre coins de la planète, donnant à la bande dessinée des airs de James Bond. Ce tour du monde offre la possibilité au dessinateur de s’éclater avec des décors riches et variés.

Dans les trois cases, on voit les deux agents, habillés très chic, qui reçoivent un appel de leur patronne.

Un extrait de la quatrième aventure des agents MacGuffin & Alan Smithee.

Photo : Éditions du tiroir / Duguay-Viau

L’album est truffé de références amusantes. Une trame sonore plonge musicalement le lecteur dans la fin des années 1960. Alan Smithee s’adonne aux citations latines, rappelant un certain pirate dans les bandes dessinées d’Astérix. Il y a aussi des clins d'œil à Tintin et à l’univers des Looney Tunes.

Même si les deux agents ont vécu d’autres missions, comme MISSION expo 67, Opération Grande Zohra et Summer of love, le récit comporte suffisamment de mise en contexte pour lire ce nouveau tome sans être largué.

Paloma mi amor se lit comme on regarde un film d’action.

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