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Être maman en temps de pandémie

Une maman est assise sur un divan entourée de ses deux jeunes enfants. Ils regardent un livre.

Stéphanie entourée de ses enfants, Hadrian (3 ans) et Lucie (bientôt 6 mois) . La lecture en famille est une de leurs activités préférées.

Photo : Radio-Canada / fournie par Stéphanie Gaudet

Le soutien de l’entourage aux femmes enceintes n’a pas toujours été à la hauteur des attentes au plus fort de la pandémie, à cause des restrictions dans la province.

La situation était inusitée pour la Fransaskoise Stéphanie Gaudet, mère de deux enfants : Hadrian, 3 ans et Lucie, presque 6 mois, née en novembre 2021, en pleine crise sanitaire.  

Stéphanie Gaudet, qui vit actuellement à Rosthern, entre les villes de Prince Albert et de Saskatoon, affirme avoir eu moins de soutien durant sa dernière grossesse en temps de pandémie.

Mon conjoint ne pouvait pas venir avec moi à mes rendez-vous, explique-t-elle. 

Pour l’échographie, il fallait aller à l’hôpital, car en clinique, les accompagnateurs étaient interdits. C’était juste moins de soutien en général.

Si je compare avec mon premier enfant, c’était : ''Hey, je vais prendre le bébé pendant que tu prends ta douche, etc." , dit-elle pour illustrer les changements imposés par la pandémie. 

Pendant sa dernière grossesse, Stéphanie a pris son congé de maternité plus tôt, sur ordre du médecin, afin de s’assurer de ne pas contracter la COVID-19 alors qu'elle était enceinte.

Une maman tient sa fille dans ses bras et sourit à la caméra.

Stéphanie Gaudet a eu un deuxième enfant, sa fille Lucie, en novembre 2021.

Photo : Radio-Canada / fournie par Stéphanie Gaudet

Elle affirme également avoir ressenti durant cet épisode plus de stress que jamais auparavant.

Voir quelqu’un qui tousse ou qui a le nez qui coule à l’épicerie, un proche qui vient voir le bébé, puis annonce par la suite qu’il a attrapé la COVID-19 […] c’est un stress pour le bébé et la famille, raconte-t-elle.

Les plans changent […] beaucoup de plans changent parce que quelqu'un tombe malade ou a peut-être des symptômes de la COVID-19. Alors on apprend à ne pas trop avoir nos plans à cœur, jusqu’à ce qu’ils arrivent, résume-t-elle.

« On s’attend à ce que des visites tombent à l’eau. »

— Une citation de  Stéphanie Gaudet, maman fransaskoise

À l’opposé de cette réalité, Stéphanie Gaudet a constaté que la prise de rendez-vous prénataux était plus facile durant la pandémie qu'auparavant.

Mes rendez-vous étaient à l’heure pour Lucie, tandis que, lors de ma première grossesse, j’ai dû parfois attendre deux heures pour un rendez-vous.

Malgré le contexte assez restrictif, elle s’estime chanceuse, car lors de l’accouchement à l’Hôpital pour enfants Jim-Pattison, à Saskatoon, elle a pu avoir deux accompagnateurs à ses côtés. 

Lâcher prise, apprivoiser l’inconnu

Pendant plusieurs mois, Stéphanie a appris à lâcher prise et à avoir beaucoup d’interactions par le truchement des écrans, son bébé dans les bras. 

Lucie est devenue experte à dire bonjour à grand-maman à l’écran, s'exclame-t-elle.

Un bébé et une femme qui semblent jouer à regarder un écran.

À peine âgée de 6 mois, Lucie s'est habituée aux moyens virtuels de communication pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / fournie par Stéphanie Gaudet

Aujourd’hui, elle décrit son bébé comme un être très zen, au point de lui faire oublier, peut-être, les difficultés rencontrées pendant la grossesse. 

Elle ne pleure pas beaucoup. Elle mange bien. Je profite du fait qu’elle dort souvent dans mes bras. C’est un beau bébé, se réjouit Stéphanie Gaudet.

Elle aime sauter et regarder son frère courir dans la maison. Quand il est à la maison, elle ne le lâche pas des yeux. On fait des bricolages, on regarde beaucoup de télévision. On passe beaucoup de temps à lire, à ramasser des livres à la bibliothèque et à revenir à la maison, ajoute-t-elle.

Un bébé dans sa couchette.

Aux dires de sa mère, Stéphanie Gaudet, Lucie est un bébé calme et qui aime jouer avec ses pieds.

Photo : Radio-Canada / fournie par Stéphanie Gaudet

À travers tout cela, Stéphanie Gaudet profite surtout des moments qu’elle passe en famille.

Mon mari travaille en partie à la maison et au bureau. J’apprécie beaucoup les journées où il est à la maison..[…] On passe plus de temps ensemble, à jouer aux legos, à se relaxer.

Elle espère que ce rythme de vie va se poursuivre même après la pandémie.

Je n’ai pas vraiment hâte de retourner à des journées super chargées, ajoute-t-elle.

Tirer des leçons de la situation

Ça n’a pas été facile. Et c’est possible qu’une autre pandémie survienne un jour, mais vivez un jour à la fois, vous êtes bonnes. Sachez lâcher prise et vous adapter, conseille Stéphanie Gaudet aux autres mères.

Advenant une nouvelle vague, elle les appelle à ne pas hésiter à demander du soutien, si possible.

On est fortes, mais parfois, il est bon de demander de l’aide et de dire : "Je ne suis pas capable", dit-elle. 

Selon Stéphanie Gaudet, il faut que les mamans se rappellent qu’elles n’ont pas à être parfaites. 

C’est correct d’avoir des mauvaises journées. Demain sera un autre jour.

Un bébé et une femme en plan rapproché.

Avec la météo plus clémente, Lucie et sa maman, Stéphanie Gaudet, passent beaucoup de temps à se promener dehors et explorer leur nouveau quartier.

Photo : Radio-Canada / fournie par Stéphanie Gaudet

« Je ne regrette rien. […] Devenir maman, c’est un manège avec de grosses montagnes russes, mais je ne le regrette pas, même en temps de pandémie. »

— Une citation de  Stéphanie Gaudet

Malgré tout, la jeune mère de famille ne peut s’empêcher de s'interroger sur le possible impact de la COVID-19 sur son bébé, qui a vu le jour dans ce contexte particulier.

Certaines recherchent disent une chose, d’autres gens disent autre chose […] Alors ce n’est pas toujours clair, cette situation que nous sommes en train de vivre.

Cette année, pour la fête des Mères, Stéphanie profitera d’un dîner en famille.

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