•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Traitement des eaux usées : la province veut forcer Winnipeg à travailler plus vite

Chargement de l’image

L'usine de traitement des eaux usées, dans le sud de Winnipeg. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement du Manitoba refuse les demandes de la Ville de Winnipeg, qui veut avoir plus de temps pour mener à terme les travaux d’amélioration de la station d’épuration des eaux usées du South End, soit la deuxième station en importance de la capitale manitobaine.

Winnipeg demandait à Environnement, Climat et Parcs Manitoba une prolongation de six mois pour terminer des travaux d’une valeur de 352 millions de dollars dans cette usine de traitement des eaux usées.

Le projet de rénovation, qui coûtera près de 2 milliards de dollars en tout, a pris du retard en raison de plusieurs problèmes, notamment mécaniques, électriques et liés à la fondation. L’entrepreneur NAC Constructors, établi en Ontario, a dû refaire plusieurs travaux déjà terminés.

La Ville le poursuit maintenant pour non-respect de son contrat, qui s’élève à 180 millions de dollars.

Dans une série de lettres datées du 14 avril, le directeur des approbations environnementales du Manitoba, James Capotosto, accuse Winnipeg d’avoir perdu le contrôle du projet South End, ce qui nuit à l’environnement et met en danger la santé de la population.

Le manque de contrôle de la Ville sur le projet et les échéances constamment manquées sont extrêmement inquiétants, écrit-il.

Dans une lettre à la province obtenue par CBC, le directeur général de la Ville de Winnipeg, Michael Jack, rappelle que celle-ci a été ouverte et transparente à propos des problèmes de construction à l’usine du South End et des retards que le conflit avec NAC Constructors entraîne.

La Ville obtient des conseils juridiques de l’externe et envisage tous les recours possibles prévus au contrat [avec NAC Constructors] pour accélérer la fin des travaux et protéger les cours d’eau et les contribuables, explique-t-il.

La province veut accélérer les travaux dans le North End

La province demande également à la Ville de parachever d’ici 2030, plutôt que 2032, ses travaux à l’usine de traitement des eaux usées du North End, qui coûteront 1,6 milliard de dollars.

La rénovation de l’usine de traitement des eaux usées du North End comporte trois phases.

Chargement de l’image

Le projet du North End ne serait pas encore complètement financé. (archives)

Photo : Jacques Marcoux/CBC

La première concerne la modernisation des ouvrages de dérivation pour un coût de 473 millions de dollars. Elle est financée par Ottawa, la province et la Ville. Les trois ordres de gouvernement se sont entendus sur ce financement l'an dernier.

La deuxième phase se concentre sur la construction d’une installation de 552 millions de dollars pour traiter les biosolides. Elle est en attente d’approbation de financement.

La troisième phase, qui comporte la construction d'une nouvelle usine d’élimination de nutriments, n’a pas encore de financement.

Dans sa lettre, le directeur général de la Ville indique qu'elle n'accélèrera pas la fin des travaux ni ne créera d'échéancier.

M. Jack déplore le fait que la province continue d’exiger de Winnipeg qu’elle trouve un partenaire privé pour construire l’usine de traitement des biosolides avant que le Manitoba n’envoie la demande de financement au fédéral. Il rappelle que la première ministre, Heather Stefanson, avait assuré que le projet se ferait selon ce que détermine la Ville et que la demande de financement au fédéral serait soumise le plus tôt possible.

Un rapport de l'administration municipale, publié mercredi, assure que la province n’a toujours pas envoyé la demande de financement à Ottawa.

Or, le gouvernement provincial a indiqué dans une déclaration, mercredi, que le projet d’usine de traitement de biosolides était entièrement financé.

Le maire de Winnipeg, Brian Bowman, a déclaré qu’il espère que la capitale manitobaine et la province pourront trouver un moyen de régler leur dispute concernant le financement.

La capacité actuelle de traitement des eaux usées est limitée, et les retards continus auront un impact sur le développement économique et démographique de Winnipeg, a-t-il conclu.

Avec les informations de Bartley Kives

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !