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Réquisitoire accablant de la Couronne contre Jacob Hoggard accusé d’agression sexuelle

Le procès devant jury s'est ouvert à Toronto pour le viol allégué de deux femmes, dont une mineure, en 2016.

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Le chanteur du groupe canadien Hedley, Jacob Hoggard, est inculpé de trois accusations de nature sexuelle depuis son arrestation à l'été 2018 pour des faits qui remonteraient à 2016.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

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La Couronne a présenté en détail jeudi matin les circonstances entourant les trois accusations de nature sexuelle qui pèsent contre Jacob Hoggard depuis 2018. Le procès du chanteur de 37 ans du groupe Hedley s'est ouvert jeudi en Cour supérieure de l'Ontario.

Jacob Hoggard, qui assiste aux audiences en complet noir, est accusé de contacts sexuels inappropriés avec une mineure et d'agression sexuelle ayant causé des lésions corporelles sur la même adolescente et sur une femme adulte.

La procureure Kelly Slate explique au jury les circonstances dans lesquelles le chanteur a rencontré les deux plaignantes, qui ne se connaissent pas. Leur identité est protégée en vertu d'un interdit de publication.

Attention : ce texte pourrait choquer certains lecteurs.

Me Slate affirme que Jacob Hoggard a rencontré la première plaignante à Toronto en avril 2016 lors d'un concert de Hedley à l'aréna Air Canada alors qu'elle n'a encore que 15 ans.

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Le chanteur Jacob Hoggard arrive à son procès le 4 mai en compagnie de son épouse (à droite) et de son avocate Megan Savard pour la sélection du jury.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

L'adolescente s'y trouve avec ses parents qui acceptent que leur fille échange leur numéro de téléphone avec lui lors d'une rencontre avec le groupe dans les loges après le spectacle.

Elle était une admiratrice de Hedley depuis l'âge de 10 ans, rappelle la procureure qui précise que le chanteur a touché les fesses de l'adolescente au cours d'une prise de photos et qu'il a tenté de l'embrasser dans la nuque, mais sans succès [les parents ne sont pas au fait de cet événement allégué, NDLR].

L'adolescente lui donne dans les coulisses son numéro de téléphone personnel. Leurs communications auront bientôt des connotations sexuelles.

Première présumée agression

À en croire la procureure, ils s'échangeront messages textes flatteurs et photos suggestives par téléphone et sur l'application Snapchat.

Le chanteur lui dit notamment qu'elle est belle et qu'il entrevoit un futur avec elle. Elle était toutefois trop jeune pour consentir à quoi que ce soit, poursuit Me Slate.

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Le chanteur Jacob Hoggard plaide non coupable à trois accusations de nature sexuelle à l'ouverture du procès.

Photo : La Presse canadienne / Alexandra Newbould

La Couronne allègue que Jacob Hoggard s'est ensuite arrangé pour la revoir en septembre 2016. Il la fait venir en limousine dans la région torontoise [un interdit nous empêche de citer la ville de l'adolescente, NDLR].

La plaignante est alors âgée de 16 ans.

Elle s'attendait à déjeuner avec les membres du groupe et à visiter Toronto, mais elle a plutôt été invitée dans une chambre d'hôtel près de l'aéroport, précise Me Slate.

La procureure affirme que Jacob Hoggard l'a poussée de force sur le lit et qu'il l'a violée à répétition durant de longues heures, en lui enfonçant la tête dans l'oreiller.

Elle pleurait et lui disait d'arrêter, ajoute-t-elle en précisant qu'il lui crachait dessus et qu'il la traitait de tous les noms.

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Jacob Hoggard avec son avocate Megan Savard devant la juge Gillian Roberts de la Cour supérieure de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Me Slate souligne que l'adolescente a appelé une amie lorsque le chanteur est allé chercher une serviette dans la salle de bain et qu'elle a prétexté qu'elle devait rentrer au travail.

Elle avait du sang sur les cuisses, des ecchymoses sur le dos et les jambes en quittant l'hôtel, conclut-elle.

La procureure ajoute que l'adolescente n'a averti sa mère que quelques semaines plus tard et que cette dernière l'a alors conduite à l'hôpital. L'adolescente ne contactera plus jamais le chanteur.

Seconde présumée agression

La Couronne a par la suite présenté aux jurés les circonstances de la seconde agression alléguée.

Me Slate affirme que la seconde plaignante a rencontré Jacob Hoggard à Ottawa en croyant l'avoir reconnu dans la rue en novembre 2016. Ils s'échangent leurs coordonnées et acceptent de se revoir à Toronto.

En arrivant à la gare de la métropole, la femme, qui est adulte, est allée le rencontrer dans un hôtel. Elle savait en toute connaissance de cause qu'ils allaient avoir des relations sexuelles, précise-t-elle.

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La procureure de la Couronne Jill Witkin assiste sa collègue Kelly Slate au procès de Jacob Hoggard.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

La procureure affirme néanmoins que la rencontre ne s'est pas passée comme prévu et que Jacob Hoggard l'a entraînée vers le lit après l'avoir embrassée.

Elle a été violée, même par pénétration anale, pendant qu'il lui crachait dessus et qu'il l'insultait, souligne-t-elle.

Me Slate assure que la plaignante n'était pas consentante et qu'elle a quitté l'hôtel après plusieurs heures. En arrivant chez elle à Ottawa, elle a réalisé elle aussi qu'elle saignait et qu'elle avait des bleus sur le corps.

La Couronne a appelé à la barre son premier témoin à charge : une psychologue clinicienne. La Dre Lori Haskell explique les répercussions de tels traumatismes sur le cerveau humain et sur les personnes qui sont victimes de viol.

D'entrée de jeu, la Dre Haskell précise qu'elle n'a jamais rencontré les deux plaignantes.

Le procès se poursuit.

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