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Québec veut personnaliser les services en hébergement de longue durée

Une personne âgée est dans un fauteuil roulant et une femme lui tient la main.

Le plan s’applique à l’ensemble des milieux d’hébergement de longue durée qui accueillent des adultes.

Photo : getty images/istockphoto / Halfpoint

Radio-Canada

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a présenté jeudi son Plan d’action pour l’hébergement de longue durée 2021-2026. Il comprend un investissement de 2,9 milliards de dollars sur cinq ans.

Le plan d’action s’applique à l’ensemble des milieux d’hébergement de longue durée qui accueillent des aînés, mais aussi des adultes vivant avec un handicap physique ou un trouble de santé mentale. Cela inclut les centres d’hébergement et de soins de longue durée, les ressources intermédiaires, les ressources de type familial, les maisons des aînés et les maisons alternatives.

L'objectif : que le milieu de vie s'adapte aux besoins et aux préférences des bénéficiaires, et non le contraire, et ce, d'ici 2026.

« C'est un changement de culture. »

— Une citation de  Marguerite Blais, ministre des Aînés et des Proches aidants

Cela passera notamment par l'implication de la personne hébergée et de ses proches dans toutes les prises de décisions, autant pour la décoration de la chambre du bénéficiaire que pour les plans de soins lors d'une perte d'autonomie.

Un exemple tout simple : le déjeuner, a illustré Marguerite Blais. Il est important de s’adapter au rythme de la personne hébergée et de lui offrir son repas à l’heure de son choix.

Il faut que le personnel qui travaille dans ces milieux de vie se dise à tous les jours : "Mon travail va devoir s’adapter aux personnalités et aux besoins des résidents", a-t-elle ajouté.

À noter cependant que les résidences privées pour aînés (RPA) ne font pas partie de ce plan. C’est un plan gouvernemental et, dans les RPA, en général ce sont des personnes qui sont autonomes, a précisé Mme Blais.

Des milieux de vie où on peut recevoir des soins

Le plan vise aussi à transformer les milieux de vie pour qu'ils deviennent également des milieux de soins et, ainsi, diminuer les transferts dans les hôpitaux.

Cela passera notamment par l'embauche de professionnels de la santé, comme des pharmaciens – qui auront pour mission de diminuer la distribution d'antipsychotiques – et un dentiste pour chaque établissement.

Pour y arriver, le gouvernement vise l'embauche de milliers d'employés. Malgré la pénurie de personnel qui sévit partout au Canada, Marguerite Blais se dit confiante quant à l'atteinte de cet objectif. Pendant la pandémie, on a été en mesure de former près de 10 000 préposés aux bénéficiaires et 280 gestionnaires dans nos CHSLD, rappelle-t-elle. Une partie des 2,9 milliards de dollars ira d'ailleurs à l'embauche de personnel.

« Si on crée des milieux de vie agréables pour les gens qui y travaillent, je pense que les gens vont venir y travailler. »

— Une citation de  Marguerite Blais, ministre des Aînés et des Proches aidants
La ministre Marguerite Blais au micro tenant son plan entre les mains.

Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, a présenté son Plan d'action pour le mieux-être des personnes hébergées.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Une réponse aux recommandations du Protecteur du citoyen

Ce plan est une réponse concrète à plusieurs propositions et recommandations qui ont été faites, ces dernières années, par tous les partenaires et toutes les personnes impliquées auprès des personnes hébergées, a déclaré Marguerite Blais.

Le Protecteur du citoyen a pressé à plusieurs reprises le gouvernement d'améliorer les conditions de vie dans les établissements d'hébergement, notamment dans les CHSLD. En décembre 2020, par exemple, il demandait au gouvernement Legault de centrer les soins et les services sur les besoins des usagers, de miser sur l'humanisation des soins et la valorisation des proches aidants et d'assurer la stabilité des effectifs, entre autres.

Comment le gouvernement pourra-t-il s'assurer que ce plan est concrètement mis en place dans les établissements du Québec? Lorsqu'interrogée sur la question, Marguerite Blais explique que c'est le comité-conseil en matière d'hébergement de longue durée, mis en place en 2019, qui veillera à la loupe sur ce qui se passe dans chacun des établissements pour avoir une reddition de compte.

Mme Blais a cependant refusé de parler des conséquences que les établissements devraient subir s'ils ne respectaient pas le plan. On va commencer par parler du positif, a-t-elle dit.

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