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Robert Lepage : le théâtre « pour élever la masse »

Robert Lepage sourit à la caméra.

Robert Lepage était l'invité des Belles rencontres avec Patricia Powers à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

En une toute petite heure et en toute simplicité, Robert Lepage s’est généreusement ouvert sur son amour du théâtre, son processus de création et sa façon de toucher l’universel lors d’une Belle rencontre avec Patricia Powers à Trois-Rivières. À travers chaque sujet abordé, il pose un regard inspirant qui amène les spectateurs vers des réflexions enrichissantes.

L’amour du théâtre

D’entrée de jeu, Robert Lepage y est allé d’une anecdote mémorable survenue à Trois-Rivières il y a 25 ans. Sur la même scène où il était assis, celle de la salle J.-Antonio-Thompson, il jouait Elseneur et le décor s’est effondré sous ses pieds. Il s’en est bien tiré, mais c’est parce que tout peut arriver sur scène qui rend à ses yeux, le théâtre plus intéressant que le cinéma. C’est l’art de l’imprévu .

Le pouvoir du spectateur

Les gens sont capables de changer ce qui se passe sur la scène. En regardant les spectateurs, Robert Lepage insiste en lui disant qu’ils ont un pouvoir énorme sur la performance des acteurs.

« Le théâtre a besoin de la "gang", elle a un impact sur ce qui se passe sur scène. »

— Une citation de  Robert Lepage

Le public le porte, il sent l’énergie du public. Il fait valoir que le cinéma ne peut pas rivaliser avec ça.

Un homme portant une robe tient un petit astronaute dans les bras et pointe vers le ciel.

Yves Jacques reprendra sa place dans La face cachée de la lune, à la salle J.-Antonio-Thompson les 24 et 25 juin.

Photo : David Leclerc

Toujours explorer de nouveaux territoires.

Il révèle que lorsqu’il entreprend une création, il a seulement une idée de base. Il n’a aucune idée de comment elle se terminera et comment elle se déroulera. La dernière place où tu veux aller en création, c’est là où t’es déjà allé. Il fait la comparaison avec ceux qui vont toujours au même endroit pour prendre leurs vacances. Aller à Ogunquit pendant 25 ans, c’est platte ! C’est la raison pour laquelle ses pièces de théâtre sont toujours en évolution.

Il préfère prendre des risques plutôt que se confiner dans la sécurité.

« Tant mieux si des erreurs arrivent, si le résultat est un flop. Ce n’était pas la bonne idée pour le bon projet. »

— Une citation de  Robert Lepage

Pour aller vers l’international

Contrairement aux idées reçues, le meilleur chemin pour faire une carrière à l’international, c’est de partir de soi, de son histoire personnelle pour la placer dans un contexte plus large en tissant des parallèles.

« Parle de ce qui se passe dans la cuisine chez vous, ça c’est international.  »

— Une citation de  Robert Lepage

Il s’attriste de voir que le passé colonial du Québec fait en sorte que les Québécois craignent de parler de leur histoire. On est certain qu’on n’est pas intéressant, on pense qu’on n’a pas de place dans le trafic des idées.

Invité à résumer en trois mots le lien commun entre sa création, le théâtre et les risques, Robert Lepage répond : Élever la masse. Quand tu as un micro dans la main, tu as un pouvoir énorme. Tu peux rabaisser la masse, ou la relever.

Robert Lepage a indéniablement soulevé l'esprit des gens venus l'écouter. Ses mots résonnent encore bien des heures après la soirée. Un moment dont tous se souviendront.

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