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Un conflit de travail se dessine chez Verreault Navigation

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Les conditions de travail ne seraient plus attrayantes, d'après le syndicat (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

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Les travailleurs du chantier du Groupe Maritime Verreault, situé aux Méchins, se sont donné un mandat de grève dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leur convention collective.

Réunis mardi en assemblée générale, les 85 membres du syndicat ont voté à 93 % en faveur de moyens de pression lourds, pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à déclencher au moment jugé opportun.

Selon la CSN, les syndiqués ont déployé tous les efforts pour faciliter les discussions, mais n’ont pas constaté d’effort équivalent de la part de l’employeur depuis le début des négociations, en novembre dernier.

Par voie de communiqué, le président du Syndicat des travailleurs(euses) des Industries Verreault, Sébastien Caron, indique que les conditions de travail et la rémunération actuelle ne sont plus attrayantes dans un marché compétitif.

Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, ça prend des salaires intéressants, ça prend des conditions de travail intéressantes qui permettent d’être heureux au travail, ça prend des conditions de travail sécuritaires et une durée de convention qui nous permettent de négocier dans un avenir pas trop lointain puisque la conjoncture actuelle (sic) ne permet pas d’évaluer l’avenir , indique-t-il.

Selon Pauline Bélanger, présidente par intérim du Conseil central Bas-Saint-Laurent–CSN, les négociations ne sont pas constructives dans leur état actuel.

Le moment pour appliquer des moyens de pression est arrivé selon elle. Les travailleurs sont rappelés au travail, les bateaux arrivent en cale sèche, donc c'est le moment de faire des moyens de pression, qui vont aller en graduation, explique-t-elle.

« On n'a pas une oreille attentive de la part de l'employeur, qui semble rester sur ses positions. »

— Une citation de  Pauline Bélanger, présidente par intérim du Conseil central Bas-Saint-Laurent – CSN

Un premier débrayage de deux heures a été déclenché mercredi.

Des journées de négociation sont prévues les 9 et 10 mai prochain.

La convention collective des travailleurs du chantier naval est échue depuis le 21 avril 2022.

La vice-présidente du Groupe Maritime Verreault, Rayna Beaupré, n'a pas répondu à nos demandes d'entrevue au moment de publier.

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