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Les élèves de l’école de La Motte produisent leur sirop d’érable

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Les élèves versent le contenu des sceaux dans des bouteilles, pour ensuite les remettre aux enseignants dans l'école pour en faire bouillir le contenu.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

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Le temps des sucres a une résonance bien particulière à La Motte, où les élèves produisent leur sirop à partir de l’eau d’érable qu’ils récoltent sur le terrain de l’école Tétreault.

Cette tradition printanière s’est mise en place il y a 8 ans. L’artiste Marie-Hélène Massy Émond avait remarqué les cinq érables argentés sur le terrain de l’école. Elle a alors suggéré d’en faire un projet et de les entailler avec les élèves.

Bien que ce ne soit pas des érables à sucre, ça fonctionne. La différence, c’est que ça prend 40 litres d’eau d’érable au lieu de 20 pour produire un litre de sirop. C’est un sirop de très belle qualité, c’est un sirop qui est goûteux. Elle nous a donc initiées, ma collègue Mélodie (Pépin) et moi, à entailler les érables chaque printemps et à récolter l’eau pour en faire du sirop, explique Marie-France Leclerc, qui enseigne au groupe de 5e et 6e année.

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Les érables entaillés sont munis de sceaux, qui sont en fait des bouteilles de plastiques réutilisées.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Titulaire du groupe de 4e année, Mélodie Pépin enseigne aussi les sciences. C’est donc elle qui explique aux élèves tout le processus qui permet de récolter l’eau d’érable au printemps, les facteurs qui affectent la production et comment on transforme cette eau en sirop.

Entailles et récoltes par les élèves

Ce sont les élèves qui entaillent les arbres, puis récoltent l’eau d’érable tous les jours durant la saison des sucres.

« On prend une drill, on fait un trou dans l’arbre. Ensuite on prend un petit tuyau, on le met dans l’arbre, on accote la planche sur le tuyau et avec le marteau, on cogne. On fait un trou dans la bouteille et on l’accroche », résume Camille Audet, une élève de 4e année.

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Camille Audet et Milan Roch montrent ici certains des outils utilisés pour l'entaillage des érables, lors de notre passage au début du mois d'avril.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

À tous les jours, on récolte l’eau. Et si ce n’est pas assez plein, on fait juste regarder et on s’en va. Si c’est assez plein, on les prend et on les amène pour faire du sirop d’érable, poursuit Milan Roch, son confrère de classe.

On l’amène aux profs, les profs la font bouillir. On en a fait bouillir et on a goûté, c’était bon. Ce n’était pas encore tout à fait du sirop d’érable, mais c’était plus sucré que ça, renchérit Camille.

À la fin, on va faire du sirop d’érable et soit on va manger des crêpes, soit de la tire d’érable, confie Milan.

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Les élèves versent le contenu des sceaux dans des bouteilles, pour ensuite les remettre aux enseignants dans l'école pour en faire bouillir le contenu.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le temps de déguster

Ne reste plus maintenant qu’à déguster le fruit transformé de leur faste récolte, qui a permis de produire près de 20 litres de sirop. Les quelque 50 élèves de l’école goûteront sous peu leur sirop sur des gaufres à la courge avec des courges cultivées au jardin de l'école.

Tout le monde peut récolter, tout le monde transforme et tout le monde déguste. L’an dernier, on a fait des crêpes et on a enduit nos crêpes de sirop d’érable. Une année, on a fait de la tire sur la neige. Avant la pandémie, on a concocté des petits cornets à l’érable avec les parents. On essaie de faire un menu différent chaque année. Les enfants attendent ce moment avec impatience, assure Marie-France Leclerc.

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L'eau d'érable récoltée est versée ici dans un chaudron en ébullition, ici par Bastien Nadon et Logan Roy.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Une tradition menacée?

Si les érables de l’école Tétreault sont matures, ils devraient tout de même permettre à la tradition de se perpétuer encore plusieurs années. En fait, la véritable menace pour cette tradition réside ailleurs, selon l’enseignante Marie-France Leclerc.

Nous, ce qui nous fait peur, c’est le projet de la nouvelle école. Ils parlaient de faire le stationnement ici, alors on ne sait pas ce qui va arriver. Nous, on veut garder notre projet et au moins atteindre nos 20 ans de production. Est-ce qu’on va devoir s’enchaîner aux arbres pour les conserver? Peut-être qu’en parlant simplement de notre projet, en le faisant rayonner, peut-être qu’on va pouvoir sauver nos érables, souhaite-t-elle.

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