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La sécurité à moto, le combat d’une famille endeuillée

Un homme devant sa moto posant devant la mer.

François Landry a perdu la vie lors d'un accident de moto en 2013.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Une famille d’Atholville éprouvée par la perte de leurs proches dans un accident de motocyclette mène une campagne de sensibilisation afin d’éviter une autre tragédie du genre. Plusieurs villes du Nouveau-Brunswick ont accepté de mettre leur message sur des enseignes électroniques.

Le 12 octobre 2013, alors qu’ils se baladaient en moto dans la région de Grande-Digue, François Landry d’Atholville et sa conjointe ont perdu la vie dans une collision avec une voiture dans la région de Grande-Digue.

Une femme à l'extérieur en entrevue

Isabelle Landry-Sonier

Photo : Radio-Canada

Lorsqu’on vit un drame ou un deuil comme celui-là, on passe par toute une gamme d’émotions. On tombe dans une spirale de rage, de peine, de colère, d’incompréhension, partage Isabelle Landry-Sonier, la sœur du défunt.

En 2018, Isabelle Landry-Sonier décide de canaliser sa souffrance vers un nouveau projet qu’elle lance avec sa mère, Bernice Landry. Le duo souhaite faire de la prévention, afin que d’autres familles n’aient pas à vivre quelque chose de semblable.

C’est alors que prend naissance la campagne de sensibilisation pour la sécurité en moto Regardez de plus près. Prévenez un décès !

Une immense affiche publicitaire au coin d’une rue sur lequel est écrit : Regardez de plus près. Prévenez un décès !

Une affiche publicitaire de la campagne de sensibilisation de la sécurité en moto d’Isabelle Landry-Sonier.

Photo : Radio-Canada

La campagne demande aux automobilistes de faire attention aux motocyclistes, de regarder deux fois, et de signaler leurs déplacements en utilisant leurs clignotants.

Les motos sont très petites, rappelle Bernice Landry. Il y en a aussi de plus en plus des petites motos sur la route qu’on remarque, donc il y a beaucoup d’angles morts.

La mère de François Landry est fière de faire équipe avec sa fille et ainsi donner un sens à la douloureuse perte qu’elles ont vécue.

Une femme dans un stationnement, devant une pancarte de sensibilisation à Atholville.

Bernice Landry, devant une pancarte de sensibilisation à Atholville.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Je sens personnellement que je suis la voix de mon fils qui lui n’a pas eu cette chance, clame-t-elle.

Mai rime avec moto

Mai est le mois de la sensibilisation de la sécurité à moto au Canada.

Avec l’arrivée du beau temps, un grand nombre de motocyclistes reprennent leurs balades. La prudence est donc de mise sur les routes.

Tout au long du mois, le message de la campagne de sensibilisation des Landry sera donc affiché sur des babillards électroniques, principalement dans le sud-est de la province où habite Isabelle, et dans le Restigouche où résident toujours ses parents.

Il n’y a pas de compagnie qui nous endosse, puis on n’a pas de commandite, précise Isabelle Landry-Sonier. On le fait avec les moyens dont on dispose.

Bien qu’elle soit présente depuis 2018, la campagne de sensibilisation prend de l’ampleur cette année, et commence à s’étendre à d’autres coins de la province.

On a des gens qui nous ont offert la possibilité d’ajouter des articles dans des infolettres qui sont destinés aux citoyens et citoyennes de certaines municipalités, dit Isabelle Landry-Sonier. Il y a des gens qui nous offrent gratuitement un espace publicitaire sur les panneaux d’affichage numériques.

Le casino Grey Rock dans la région d’Edmundston a également décidé d’afficher l’annonce cette année.

À chaque nouvelle affiche qui véhicule leur message, la mère et la fille ont le sentiment de faire une petite différence.

Est-ce que ça va ramener mon frère et sa conjointe, ma belle-sœur? Non, malheureusement, mais est-ce que nous on va faire en sorte que peut-être en semant ces petites graines-là puis en sensibilisant davantage les gens qu’on pourrait faire en sorte qu’il y ait moins de collisions, moins de blessures graves, moins de décès? C’est ce qu’on souhaite, conclut Isabelle Landry-Sonier.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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