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La situation des banques alimentaires est précaire à Ottawa et en Outaouais

Une bénévole travaille dans une banque alimentaire.

La Banque d'alimentation d'Ottawa évalue que les besoins des familles vulnérables de la capitale fédérale ont augmenté de 39 % par rapport à 2017 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Alors que les élections provinciales débutent en Ontario, la présidente-directrice générale de la Banque d'alimentation d'Ottawa, Rachel Wilson, lance un appel aux candidats. La situation est précaire, et cela concerne aussi l’autre côté de la rivière des Outaouais.

Au mois de mars, cette année, la demande de services a augmenté de 20 % par rapport à l'an dernier pour la Banque d’alimentation d’Ottawa. Si l’organisme a l’habitude de servir environ 200 familles par mois, il a fallu en aider 1000 en mars cette année.

La pandémie entre en jeu, mais pas seulement, a expliqué Mme Wilson en entrevue à l’émission Les matins d’ici.

La pandémie [a eu un impact], mais l’inflation contribue aussi à une augmentation des nombres.

Elle évalue que les besoins des familles vulnérables de la capitale fédérale ont augmenté de 39 % par rapport à 2017, soit bien avant la crise de la COVID-19.

Il y a beaucoup de personnes âgées, et à peu près 36 % sont des enfants, a-t-elle exposé.

Pour le moment, son organisme et ses 108 partenaires parviennent à gérer la situation, mais la question demeure : pour combien de temps?

[On reçoit] beaucoup de dons, mais il faut qu’on travaille plus fort. Maintenant, on a assez de nourriture, mais si les nombres continuent d’augmenter comme ça, ça va être vraiment difficile pour nous et les agences partenaires. C’est difficile, mais on est positifs.

Alors que la campagne pour les élections provinciales débute en Ontario, Mme Wilson interpelle les candidats et les partis de la province.

L’aide sociale n’a pas vraiment suivi le coût de la vie, ici, à Ottawa. Donc, il faut parler avec les candidats pour savoir ce qu’ils pensent et comment ils peuvent améliorer l’aide sociale pour que tout le monde puisse survivre à Ottawa, a-t-elle lancé.

Dans la capitale fédérale, 60 % des clients de la Banque d’alimentation d’Ottawa touchent l’aide sociale, a-t-elle évalué. Ce n’est pas assez d’argent pour survivre, a souligné la présidente-directrice générale de l'organisme.

Une situation similaire en Outaouais

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, la situation est la même, a confié Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais.

Si le bilan de l’année n’est pas encore finalisé, il s’attend à ce que les chiffres témoignent d’une hausse des besoins.

Nous ne voulons pas faire de prévisions sur le bilan qui va être officialisé dans quelques mois, mais nous savons que nous sommes restés dans le 30 % d’augmentation, donc, c’est énorme. Avant la pandémie, on avait un budget de 40 000 $; pour l’année prochaine, on a budgété 80 000 $, a expliqué M. Kayolo en entrevue à l’émission Les matins d’ici. C’est une situation volatile, encore ambiguë et je dirais même complexe.

Portrait d'Armand Kayolo, devant un IGA extra.

Le directeur général de Moisson Outaouais, Armand Kayolo (archives)

Photo : Radio-Canada / Felix Desroches

La générosité a pourtant été au rendez-vous, mais les fonds amassés ne comblent pas tous les besoins.

Nous avons reçu beaucoup d’aide durant la pandémie de la population, de nos donateurs, de nos partenaires et du gouvernement. Par contre, le nombre de personnes ayant recours aux banques alimentaires augmente. On doit faire de plus en plus de demandes pour répondre à ces besoins-là.

Pour y faire face, le directeur général de Moisson Outaouais a expliqué que son organisme est en train de revoir sa manière d’aller chercher du financement.

Il faut revoir tout le système des collectes de fonds.

M. Kayolo a également indiqué que Moisson Outaouais cherche à obtenir des subventions récurrentes et une augmentation de son financement auprès de ses bailleurs de fonds.

La demande est plus grande que l’offre. Ce que nous proposons à la communauté, ça ne satisfait pas les besoins. La demande n’est pas proportionnelle à l’offre.

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