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2 cas du sous-variant BA.4 au Québec, les premiers au pays

Une rangée de tubes avec des cotons-tiges à l'intérieur.

Les sous-variants BA.4 et BA.5 sont à l'origine d'une hausse des infections en Afrique du Sud présentement.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Le Québec recense les premiers cas au pays de BA.4, l'un des sous-variants d'Omicron liés à une hausse des infections en Afrique du Sud.

Les 2 cas de BA.4 signalés au Québec ont été détectés chez des voyageurs à la suite d'un prélèvement d'échantillons le 4 avril, précise l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) signale aussi un cas de BA.5 au pays, sans préciser dans quelle province. Le BA.5 est l'autre sous-variant à l'origine de l'actuelle vague d'infections en Afrique du Sud.

Santé publique Ontario affirme, de son côté, n'avoir recensé aucun cas de BA.4 ni de BA.5 pour l'instant.

Les deux sous-variants seraient plus contagieux, selon des observations préliminaires, que la souche BA.2 qui a contribué à la sixième vague au pays, mais pas nécessairement plus virulents.

En plus de l'Afrique du Sud, ils ont été détectés au Danemark, en Allemagne et aux États-Unis, notamment.

« Les lignées qui peuvent avoir des avantages de transmission ou d’évasion immunitaire sont surveillées au Québec. La situation géographique des États-Unis par rapport au Québec vient renforcer le besoin de surveiller de près l’évolution de ces variants. »

— Une citation de  Judith Fafard, microbiologiste-infectiologue, Institut national de santé publique du Québec

L'ASPC dit aussi que ses scientifiques surveillent la situation de près : Les scientifiques sont à l'affût de signes indiquant que les variants BA.4 et BA.5 modifient la gravité et la propagation de la maladie ou ont une incidence sur l'efficacité des tests de diagnostic, des vaccins ou des traitements contre la COVID-19.

Selon l'épidémiologiste David Fisman, de l'Université de Toronto, les deux sous-variants vont probablement provoquer une autre vague au Canada. Cela dépendra de plusieurs facteurs, dit-il, comme les écoles, les conditions météorologiques, les troisièmes et quatrièmes doses de vaccination, le comportement de la population et la propagation d'autres variants qui pourraient les supplanter.

Assez de surveillance?

L'ASPC assure que le Canada a un programme de surveillance rigoureux avec les provinces et les territoires.

L'INSPQ se fait rassurante elle aussi. Le Québec dispose d’un programme de vigie des variants effectué par séquençage aléatoire sur les échantillons de chaque région québécoise. Lorsque ce variant sera introduit dans la population, le Québec le saura, affirme la microbiologiste-infectiologue Judith Fafard.

L'Institut précise toutefois ceci : Le variant recherché doit être présent dans une proportion de 1-3 % dans la population pour être détecté de façon fiable via le programme, compte tenu des caractéristiques du programme et des volumes de tests.

Les provinces ont considérablement restreint l'accès aux tests de dépistage PCR. Par ailleurs, le dépistage des voyageurs n'est plus obligatoire au pays.

Le Dr Fisman souligne toutefois que des tests aléatoires continuent aux frontières. Il ajoute que le Québec, l'Ontario et l'Alberta partagent toujours leurs résultats de séquençage (pas la Colombie-Britannique). Lorsque les sous-variants BA.4-5 prendront le dessus, on le saura, dit-il.

De son côté, le professeur en épidémiologie Timothy Sly, de l'Université métropolitaine de Toronto, note que le Royaume-Uni fait beaucoup plus de tests d'identification des variants. Le Canada sélectionne uniquement un petit pourcentage de cas pour un séquençage plus détaillé. Or, qui dit petit nombre dit risque de manquer l'identification précoce d'un nouveau variant, explique-t-il.

Cela dit, pour lui, la vaccination est la clé, que ce soit des doses de rappel au Canada chez les adultes et les enfants, ou la distribution de vaccins à l'étranger. La véritable menace, dit-il, ce sont les populations de pays qui n'ont pas encore été capables d'établir un programme de vaccination de base. Tant qu'ils ne sont pas protégés, nous allons continuer à voir d'autres variants, qui pourraient avoir des caractéristiques plus dangereuses.

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