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Faubourg Mena’Sen : « Où sont les 18 M$ ? », se questionne la mairesse

Une personne âgée est dans une chaise roulant et une femme plus femme lui tient la main.

La résidence, autrefois gérée par un OBLN, a été vendue à des promoteurs.

Photo : getty images/istockphoto / Halfpoint

Thomas Deshaies

La vente du Faubourg Mena’Sen à une entreprise privée suscite des questions à la Ville de Sherbrooke. Plusieurs élus se demandent où sont allés les 18 millions $ issus de la vente de cet immeuble de plus de 170 logements, géré précédemment par la Cité des retraités de l’Estrie, un organisme à but non lucratif (OBNL).

L’enjeu a suscité des discussions lors de la séance du conseil municipal du 3 mai.

Je suis très préoccupée de savoir où sont ces 18 millions, a commenté la mairesse Évelyne Beaudin.

« Du côté des administrateurs, on a eu très peu d’informations. »

— Une citation de  Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke

La mairesse a confirmé que la Ville a effectué plusieurs démarches, notamment auprès des principaux intéressés, afin de tenter d’avoir des réponses. Des démarches qui n’ont, pour l’instant, pas été concluantes.

En équipe avec [la conseillère municipale] Hélène Dauphinais, on a contacté beaucoup de personnes dans le dossier, incluant des administrateurs, a-t-elle précisé.

Des élues inquiètes

Hélène Dauphinais a souligné que lors d’une dissolution d’un organisme à but non lucratif, il y a en principe un transfert des avoirs à un organisme, qui poursuit une mission similaire.

Espérons qu’on aura un dénouement heureux, a-t-elle déclaré, tout en invitant les administrateurs à s’expliquer publiquement.

Cependant, Hélène Dauphinais s’inquiète de la hausse éventuelle du loyer des occupants du Faubourg Mena’Sen.

C’est 172 personnes qui bénéficiaient de logements abordables, en bas du marché, et ces gens-là se retrouvent dans des logements privés. On ne sait pas ce qui va rester de l’abordabilité dans 2 ans, 5 ans ou 10 ans, a-t-elle expliqué.

Selon la mairesse Évelyne Beaudin, il devrait être interdit pour un OBNL de vendre des logements sociaux au privé.

L’organisme qui gérait l’immeuble a changé de nom quelques semaines avant la vente. Les administrateurs ont finalement dissous l'organisme.

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