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Yukon Quest : « L’occasion de repartir sur de bonnes bases »

La ligne de départ de la Yukon Quest à Whitehorse est entourée de neige

La ligne de départ de la Yukon Quest à Whitehorse

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

  • Vincent Bonnay

Le conflit opposant les deux comités organisateurs de la Yukon Quest pourrait changer l’avenir de cette course de chiens de traîneau. Pour certains meneurs de chiens, c’est peut-être un mal pour un bien.

Je le voyais venir parce que ça fait déjà quelque temps qu’il y a une divergence profonde entre les deux comités, confie Marcelle Fressineau. La meneuse de traîneaux à chien ― qui a participé à plusieurs reprises à la Yukon Quest ― voyait se creuser l'écart entre deux visions de la course. Le côté Yukonnais qui arrive avec cette idée un peu logique avec la tendance sur le bien être des chiens et des mushers et son homologue américain qui préfère rester sur ses positions.

Je pense qu’il y a encore des efforts à faire dans les courses longues distances à ce sujet [le bien être des chiens]. Le côté Yukon était prêt à franchir le pas, en accordant plus de repos et le comité coté Alaska n'était pas du tout d’accord avec ça.

Une citation de Marcelle Fressineau, meneuse de traîneaux à chien

Elle voit dans cette séparation une opportunité pour le Yukon de repartir sur de bonnes bases et de faire un produit tout aussi intéressant pour les mushers et le public.

En raccourcissant les distances comme ce fut le cas en 2022, la Yukon Quest souhaite faire d’une pierre deux coups : favoriser le bien-être animal et devenir plus accessible à des mushers néophytes ou d’autres qui ne souhaite pas se lancer sur une course de 1609 km (1000 miles). Marcelle Fressineau constate d'ailleurs que le nombre de mushers intéressés par ces distances ultras longues diminue.

Une course adaptée au goût du jour

Jonathan Alsberghe faisait justement partie de ces participants moins expérimentés qui ont profité de cette volonté des organisateurs de rendre la Quest plus accessible. Il s’est lancé sur le tracé de 161 km (100 miles) en février dernier.

Je trouve ça dommage parce que le côté canadien fait de beaux efforts pour rendre cet événement mythique plus accessible à tout le monde et surtout l'adapter au goût du jour pour que l'événement puisse perdurer, explique-t-il.

Il souligne comme Marcelle Fressineau que le point de contentieux principal est la durée des périodes de repos. Un problème qui ne devrait pas en être un selon lui.

Je ne vois pas où est le problème. Ça montre le côté plus humain de la course et ils font en sorte d'être sur que les chiens aient du plaisir tout le long. Le côté alaskain veut continuer de faire comme c'était fait à l’époque, mais je pense que les choses évoluent et qu’il y a malgré tout moyen de garder cet événement historique.

Une citation de Jonathan Alsberghe, participant à la Yukon Quest 100 en 2022

Il se souvient que lui et d’autres jeunes participants ont reçu la visite de Frank Turner, ancien meneur de traîneaux à chiens et membre du comité organisateur yukonnais avant le départ. Ce dernier les a remerciés d’être là, leur lançant : Vous permettez à l’histoire de continuer à vivre.

Pour lui, les participants se feront entendre, car ils aiment la Quest, mais si cela ne règle pas le problème, le côté canadien s’organisera. Susie Rogan et Hans Gatt ont plein d'idées, sont très novateurs. Si ce n’est pas la Quest comme avant, il y aura une Quest différente.

  • Vincent Bonnay

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