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La mortalité des abeilles albertaines en 2022 est l’une des pires de l’histoire récente

Une ruche.

Le repeuplement des ruches ayant subi des pertes implique d'importants coûts financiers. Trouver où acheter des abeilles de remplacement au Canada est l'autre gros défi pour les apiculteurs (archives).

Photo : Mohsen Molavi

Radio-Canada

Avec des pertes d’abeilles ayant atteint 50 % pour certains et jusqu’à 90 % des colonies pour d’autres, les apiculteurs de l’Alberta disent faire face au pire taux de mortalité hivernale jamais enregistré dans l’histoire récente.

Les apiculteurs sinistrés attribuent l’hécatombe dans les ruches aux acariens, aux intempéries et aux vagues de froid de fin de saison.

C’est une grosse affaire, témoigne Grace Strom, propriétaire d'une exploitation de miel à High River, au sud de Calgary.

« C'est probablement le pire que j'ai vu en 15 ans. C'est le pire que nous ayons vu dans l'histoire récente. »

— Une citation de  Grace Strom, apicultrice

Grace Strom a pour sa part été épargnée cette année. Elle explique avoir subi le même sinistre en 2018 lorsqu’elle a perdu la moitié de ses abeilles dans des circonstances similaires.

Échaudée par ce précédent ― il lui a fallu trois ans pour recouvrer une santé financière ― elle prend désormais des précautions supplémentaires pour réduire le nombre d'acariens dans son exploitation avant l’arrivée de l'hiver.

L’apicultrice explique que les changements climatiques permettent aux acariens de se reproduire plus que d'habitude. Elle exhorte par conséquent les producteurs de miel à prendre toutes les dispositions possibles. D’autant plus que, selon elle, les changements climatiques vont avoir de plus en plus de conséquences sur l’apiculture.

Le défi de repeupler les ruches sinistrées

Les apiculteurs ayant subi des pertes font face à un double défi : le défi lié aux investissements immédiats pour remplacer les abeilles mortes, et celui de trouver où en acheter.

Repeupler 90 % d'une colonie d'abeilles mellifères, c'est un coup financier énorme, qui pourrait même contraindre certaines exploitations à la disparition, explique Shelley Hoover, associée de recherche au département des sciences biologiques de l'Université de Lethbridge.

À propos du second défi, Shelley Hoover note qu’ il n'y a pas beaucoup de disponibilité intérieure de colonies d'abeilles mellifères [pour reconstituer les ruches ayant subi des pertes] alors que les pertes d’abeilles sont si répandues au Canada.

Elle ajoute en outre qu’à cause des restrictions de voyage pour cause de COVID-19, l'importation d'abeilles de pays comme le Chili, la Nouvelle-Zélande et l'Australie est devenue très difficile.

Avec les informations de Dan McGarvey

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