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Les rats des villes ne seront probablement pas à l’origine de la prochaine pandémie

Gros plan d'un rat.

Les chercheurs pensaient que les animaux des villes hébergeaient plus de virus transmissibles aux humains.

Photo : La Presse canadienne / Francois Mori

Agence France-Presse

Les rats sont vus comme des propagateurs de maladies depuis au moins l'époque de la peste, mais de nouvelles recherches montrent que les rongeurs et autres animaux citadins sont en fait moins susceptibles de provoquer la prochaine pandémie qu'on ne le pensait.

Des chercheurs de l'Université de Georgetown à Washington ont étudié des données sur près de 3000 mammifères, s'attendant à découvrir que ceux qui vivent dans des environnements urbains hébergeaient davantage de virus pouvant être transmis aux humains.

Ils ont en fait découvert que les animaux urbains hébergeaient certes 10 fois plus de types de maladies, mais qu'un biais méthodologique pouvait être en cause : ils ont fait l'objet de 100 fois plus d'études que leurs homologues ruraux.

Une fois ce biais massif corrigé, les chercheurs ont été surpris de constater que les rats n'étaient pas plus susceptibles d'être à l'origine d'une nouvelle maladie que d'autres animaux.

Reste que ce n'est toujours pas une bonne idée de se rapprocher trop de la faune urbaine, a déclaré Greg Albery, qui a dirigé l'étude publiée lundi dans la revue Nature Ecology and Evolution.

Il est peu probable que ces animaux urbains soient la source de la prochaine "maladie X", mais ils sont encore souvent une source de maladies importantes bien connues, a-t-il déclaré à l'AFP, citant l'exemple de la leptospirose, une maladie bactérienne couramment transmise par les rats.

« Parce que nous étudions depuis si longtemps les animaux qui vivent dans les villes, nous en savons tellement sur leurs parasites qu'il y a relativement peu d'inconnues… La faune rurale est beaucoup plus incertaine et plus susceptible de nous fournir la prochaine grande menace. »

— Une citation de  Greg Albery, chercheur

Mais les humains étant en contact régulier avec des rats, il est toujours juste de les décrire comme des éponges à maladies, a déclaré à l'AFP Jonathan Richardson, professeur d'écologie urbaine à l'Université de Richmond.

M. Albery et le coauteur de l'étude, Colin Carlson, ont publié la semaine dernière des recherches montrant que le changement climatique pourrait augmenter le risque de nouvelles épidémies.

Ils ont découvert que lorsque des animaux comme les chauves-souris fuient vers des zones plus fraîches, ils se mêlent pour la première fois à d'autres espèces et créent de nouvelles occasions pour les maladies qui pourraient plus tard infecter les humains.

Or, selon M. Albery, les mammifères urbains comme les rats pourraient jouer un rôle dans ce processus.

Ses recherches sur le réchauffement climatique ont également montré que de nouvelles occasions pour les virus de passer d'un animal à l'autre se produiraient désormais plus près des zones peuplées, plutôt dans les forêts.

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