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Accident à Lac-au-Saumon : l’enfant décédé n’était probablement pas attaché

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Les traces laissées lors de la collision survenue à l'intersection de la route 132 et de la route du Lac à Pitre, à Lac-au-Saumon, le 5 août 2021 (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

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Le coroner confirme que les trois décès survenus lors d'une collision routière le 5 août 2021 à Lac-au-Saumon sont des décès accidentels causés par de multiples fractures et traumatismes crâniens à la suite d'une collision routière qui a coûté la vie à deux adultes et à un enfant de cinq ans.

Le rapport met aussi en lumière le fait qu'il n'y avait que trois ceintures de sécurité pour les quatre enfants à bord du véhicule.

Le coroner Jean-Pierre Chamberland rappelle que le 5 août 2021, Pierre-Paul Turcotte, âgé de 84 ans, est au volant de sa camionnette GMC Sierra aux côtés de son petit-fils, Kaven Turcotte, âgé de 37 ans. Sur la banquette arrière se trouvent le fils de Kaven Turcotte, Nathan Ouellet, âgé de 5 ans, et trois autres enfants.

Ceci est une version corrigée. Une version précédente de cet article indiquait que Pierre-Paul Turcotte était l’oncle de Kaven Turcotte. Il s’agit de son grand-père.

Pierre-Paul Turcotte circule sur la route du Lac à Pitre. Arrivé à l'intersection de la route 132, il s'engage pour la traverser et continuer son chemin sur la route du Lac à Pitre.

Or, un camion lourd circule à ce moment-là sur la route 132 en direction ouest. Le conducteur voit subitement la camionnette GMC surgir devant lui sur sa gauche dans sa voie de circulation et ne peut l’éviter, peut-on lire dans le rapport du coroner.

Le poids lourd percute de plein fouet le côté droit de la camionnette, qui est projetée sur une distance de 41 mètres. Le conducteur du camion lourd appelle les services d'urgence et tente de porter secours aux passagers de la camionnette, mais ceux-ci sont emprisonnés à l'intérieur, lit-on aussi dans le rapport.

À leur arrivée, les ambulanciers utilisent les pinces de désincarcération et constatent le décès de Pierre-Paul Turcotte et de Kaven Turcotte. Le décès du jeune Nathan Ouellet est constaté à l'hôpital d'Amqui.

Les trois autres enfants sont transportés dans des hôpitaux de Québec et Montréal pour des blessures graves qui laissent craindre pour leur vie. Heureusement, tous trois s'en sortent vivants.

Trois ceintures de sécurité pour quatre enfants

Le coroner mentionne que les deux hommes et deux des enfants portaient leur ceinture de sécurité.

Toutefois, les deux autres enfants, incluant Nathan Ouellet, se trouvaient assis au milieu de la banquette arrière.

Il n'y avait donc qu'une seule ceinture de sécurité pour les deux enfants, mais comme celle-ci n'a pas dû être sectionnée par les premiers répondants, contrairement aux autres ceintures, et qu'elle ne portait aucune marque de brûlure ou de frottement, cela porte à croire que ces deux enfants n'étaient pas attachés du tout.

Ils n'étaient pas non plus assis dans un siège pour enfants, malgré leur âge de 4 et 5 ans, ajoute le coroner.

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Le Code de la sécurité routière exige que les enfants soient installés dans un siège d’auto adapté à leur poids et à leur taille jusqu’à ce qu’ils mesurent 145 cm ou jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 9 ans (archives).

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, l'analyse de la scène et les témoignages recueillis ne permettent pas de déterminer si M. Turcotte a effectué son arrêt-stop avant de s'engager dans l'intersection. Le coroner estime cependant qu'il est peu probable que M. Turcotte n'ait ni arrêté ni ralenti à l'intersection, puisque sa vitesse au moment de l'impact était seulement de 30 km/h.

Le rapport précise également que la visibilité était bonne ce jour-là, que l'asphalte était sec et en bon état et que la densité de la circulation était forte.

Une intersection à revoir?

Il y a déjà eu certains accidents reliés à cette intersection-là dans le passé, indique le maire de Lac-au-Saumon, Gérard Grenier.

« Depuis l'accident, toutes les fois qu'on se présente au coin de la [route] 132, on regarde un peu plus et on s'est aperçu qu'il y avait peut-être une rangée de poteaux juste avant le stop. Si quelqu'un est arrêté à la bonne place, il y a une section de visibilité qu'on n'a pas. C'est peut-être ça qui a causé l'accident. »

— Une citation de  Gérard Grenier, maire de Lac-au-Saumon

Le maire attendait les recommandations du coroner avant de prendre une décision concernant l'intersection de la route 132 et de la route du Lac à Pitre.

Le coroner n'a fait aucune recommandation, mais M. Grenier affirme malgré tout être en discussion avec Transports Québec à ce sujet. C'était déjà prévu qu'on se rencontrait suite au [dépôt du] rapport et que, même s'il n'y avait pas de recommandation, on allait regarder ensemble pour voir s'il n'y avait pas certains éléments à améliorer, explique-t-il.

Le maire tient à prendre les actions nécessaires pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise.

On est dans un petit milieu, on se connaît d'un village à l'autre. C'est un traumatisme pour tout le monde, souligne M. Grenier.

Avec des informations de Roxanne Langlois

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