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Encore des dépassements de coûts pour la nouvelle centrale de police

Esquisse montrant un bâtiment de style contemporain de plusieurs étages. Il est entièrement vitré.

Les travaux de construction de la nouvelle centrale de police ont débuté en juin 2021 et devraient être terminés en novembre 2023.

Photo : SPVQ/Ville de Québec

La Ville de Québec appréhende encore une fois des dépassements de coûts additionnels pour son projet de nouvelle centrale de police. Une situation à laquelle l’inflation, qui a atteint 6,7 % au mois de mars au pays, n’est pas étrangère.

Le maire Bruno Marchand a indiqué lundi qu’un processus de révision de coûts était en cours afin d’évaluer l’importance de la nouvelle hausse par rapport aux devis initiaux.

L’exercice devrait également permettre de déterminer dans quelle proportion les dépassements de coûts sont attribuables à l’inflation et à d’autres facteurs tels que la pénurie de main-d'œuvre et les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement.

Ce n'est pas une hausse qui est continue dans tous les appels d'offres liés [au projet] des portes aux cellules en passant par le stationnement souterrain, le béton, le coffrage, la toiture. Il y a des endroits où il y a des hausses, il y a des endroits où il y en a peu, a précisé le maire.

De 72 M$ à près de 125 M$

En incluant le déménagement de la cour municipale dans l’édifice F.-X. Drolet, la réorganisation des forces du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) devait au départ coûter 72 millions de dollars. Les dernières évaluations faisaient état d’une facture avoisinant les 125 millions.

Enseigne d'un poste d'arrondissement du Service de police de la Ville de Québec.

Le futur bâtiment remplacera l'actuelle centrale de police du parc Victoria. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguere

Inflation ou pas, Bruno Marchand a précisé que la construction de la nouvelle centrale serait menée à terme. Il n’est pas question de reculer, prévient le maire, ni de revoir le projet à la baisse.

On construit. On a trop attendu. Cette centrale-là doit voir le jour, puis on ne baissera pas la qualité. Vous comprenez que, quand on travaille sur des cellules pour [y] mettre des gens, on ne diminuera pas la qualité des portes ou la qualité des murs, a insisté le maire.

« Il y a des enjeux, là. On doit répondre à des normes. Alors, ces normes-là doivent être répondues, un point c'est tout. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Le maire a mentionné que la modernisation de la bibliothèque Gabrielle-Roy coûtera également plus cher que prévu, sans toutefois être en mesure de dire de combien. En revanche, d’autres projets de la Ville continuent de respecter les estimations initiales. C’est entre autres le cas des travaux préparatoires en vue de l’implantation du tramway.

On va vous faire une autre mise à jour là-dessus, mais on a des appels de propositions présentement pour lesquels on rentre dans les estimations prévues, a indiqué Bruno Marchand.

Interpellé par l'opposition

Il y a deux semaines, le chef de l’opposition officielle, Claude Villeneuve, avait interpellé le maire au sujet des impacts de l’inflation sur les projets municipaux en cours.

Bruno Marchand lors d'un point de presse à l'hôtel de ville de Québec.

Bruno Marchand a prévenu que d'autres projets, dont la modernisation de la bibliothèque Gabrielle-Roy, subiront des dépassements de coûts. (Archives)

Photo : Radio-Canada

M. Marchand s’était voulu rassurant, affirmant que la Ville est en contrôle. Les enjeux seront davantage en 2023, 2024 ou 2025, avait-il mentionné. Il a répété le même message lundi.

Pour l'année actuelle, si l'inflation peut se stabiliser, ça va être une bonne chose, on est beaucoup plus inquiet sur les prochaines années dépendamment de comment va bouger ou non l'inflation. Si elle continue à monter à des taux aussi importants, les prochaines années, on va avoir des choix à faire, a prévenu le maire.

À l’instar de la construction de la nouvelle centrale de police, l’aménagement de l’édifice F.-X. Drolet pour des raisons patrimoniales fera également l’objet d’une révision de coûts d’ici la fin du mois de mai.

Avec la collaboration de Louise Boisvert et d’Olivier Lemieux

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