•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Huit mineurs portés disparus dans une mine vancouvéroise au Burkina Faso

Le Burkina Faso a ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’incident.

Chargement de l’image

Le premier ministre du Burkina Faso, Albert Ouédraogo, s'est rendu à la mine Perkoa le dimanche 1er mai 2022. Huit mineurs sont toujours piégés dans la mine à la suite de son inondation le 16 avril.

Photo : Gracieuseté de Burkina24

Radio-Canada

Une course contre la montre est engagée au Burkina Faso pour sauver huit mineurs coincés sous terre depuis deux semaines. La mine de zinc exploitée par une entreprise britanno-colombienne est à environ 120 kilomètres à l'ouest de la capitale, Ouagadougou.

Le 16 avril, l’entreprise vancouvéroise Trevali Mining a suspendu ses activités à la mine de zinc de Perkoa après des pluies importantes qui ont provoqué des inondations et la disparition de huit travailleurs.

Les efforts pour retrouver et secourir ces huit personnes, six Burkinabés, un Zambien et un Tanzanien, sont toujours en cours.

C'est après une alerte d'évacuation, après l'inondation du site, que l'absence des mineurs a été constatée et qu'une opération de sauvetage a aussitôt été lancée avec l'aide des pompiers et du génie militaire, a expliqué un travailleur de la mine à l'Agence France-Presse sous le couvert de l'anonymat.

Les secouristes s'activent depuis pour pomper la grande quantité d'eau qui a envahi la mine à la suite des fortes pluies, a-t-il précisé.

Depuis deux semaines qu'ils sont enfermés dans la mine souterraine par les eaux de pluie, on n'a aucune nouvelle, a affirmé André Bamouni, parent d'un des mineurs coincés. On n'a aucune information sur le niveau des recherches ni sur les chances de les retrouver vivants.

Chargement de l’image

La mine de zinc de Perkoa au Burkina Faso.

Photo : trevali.com

Les gérants doivent rester au Burkina Faso

Après avoir visité la mine dimanche, le premier ministre du Burkina Faso, Albert Ouédraogo, a déclaré que les gérants de la mine n’ont pas le droit de quitter le pays pendant qu’une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’incident.

Des mesures préventives ont été prises afin d’éviter que les personnes responsables de la mine ne puissent quitter le pays et des instructions fermes ont été données au ministre de la Sécurité à cet effet, indique une déclaration du bureau du premier ministre.

Lors de sa visite, Albert Ouédraogo a noté que, quelques jours avant l'accident , il y a eu des dynamitages sur la mine à ciel ouvert qui ont fragilisé la galerie et favorisé cette inondation.

L’entreprise Tevali Mining, dont le siège social est situé à Vancouver, dit n’avoir reçu aucune communication officielle de la part du Burkina Faso, mais être au courant des déclarations du premier ministre. L’entreprise minière est également en train d’enquêter sur les causes de l’accident, ajoute-t-elle.

La haute direction de Trevali demeure à la mine de Perkoa pour superviser le travail d’assèchement et de réhabilitation de la mine, explique le directeur des relations avec les investisseurs de l’entreprise, Jason Mercier.

Trevali continue de travailler au maximum de sa capacité, 24 heures sur 24, afin de retrouver les travailleurs qui sont disparus, a-t-il dit à Reuters.

Avec les informations de l'Agence France-Presse et de Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !