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Des camionneurs en ont marre de la hausse du prix du diesel

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Lundi matin, le diesel se vendait près de 2,40 $ le litre dans la région de Québec, un prix beaucoup plus élevé que l’essence ordinaire.

Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

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Les camionneurs artisans du Québec envisagent d’exercer des moyens de pression dans les prochains jours. Devant la hausse du prix du diesel, plusieurs se disent au bord de la faillite. Ils réclament une plus grande compensation au ministère des Transports du Québec.

Lundi matin, le diesel se vendait près de 2,40 $ le litre dans la région de Québec, un prix beaucoup plus élevé que l’essence ordinaire, dont le coût est déjà exorbitant.

L’association nationale des camionneurs artisans représente 5200 camionneurs au Québec. Ils transportent notamment du sable, de la terre, du gravier et des abrasifs pour les municipalités et le ministère des Transports.

La hausse du prix du diesel fait en sorte que les déplacements se font maintenant bien souvent à perte.

C'est catastrophique. On est intervenus à plusieurs reprises au ministère des Transports, parce que sa méthode de compensation est vraiment désuète. En mars, les camionneurs ont perdu en moyenne 60 cents du litre. Quand on met 400 litres par jour de diesel, imaginez la catastrophe! Les gens ne sont plus capables. Ils vont être obligés de serrer leurs camions, lance le directeur général de l'Association nationale des camionneurs artisans, Gaétan Légaré.

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Le directeur général de l'Association nationale des camionneurs artisans (ANCAI), Gaétan Légaré

Photo : Radio-Canada / Carl Marchand

Guerre en Ukraine

La hausse du prix du diesel est liée à la guerre en Ukraine et aux sanctions imposées à la Russie.

Certains pays européens importent plus de la moitié de leur gaz naturel de la Russie. Plusieurs entreprises se tournent donc vers d’autres types de produits énergétiques.

En Europe, il y a beaucoup d'entreprises qui ont la possibilité de passer du gaz naturel à la famille de produits qu'on appelle les distillats, qui incluent le diesel et le mazout. Avec la hausse fulgurante du prix du gaz naturel, beaucoup d'entreprises et de consommateurs se tournent vers les distillats, explique le vice-président de l'Association canadienne des carburants, Carol Montreuil.

La forte demande de distillats provoque une rareté et une hausse tout aussi importante des prix du diesel à la pompe.

Les inventaires du diesel sur tous les continents, en Amérique du Nord, en Europe, en Asie, atteignent des niveaux historiquement bas, sous les niveaux des cinq dernières années, observe Carol Montreuil.

Hausses à prévoir

Le prix du diesel pourrait donc encore grimper au cours des prochaines semaines.

Tout à l'heure, j'ai eu un appel d'un membre qui me dit que, la semaine prochaine, il va être à trois dollars le litre avant TPS, TVQ, s’inquiète Gaétan Légaré.

Il est de plus en plus question d'augmenter les sanctions contre la Russie en incluant les produits de l'énergie. Ça va mettre une pression additionnelle sur le système énergétique, ajoute Carol Montreuil.

Devant cette possibilité, l’Association des camionneurs artisans a multiplié les démarches auprès du ministère des Transports.

Gaétan Légaré est toutefois peu optimiste.

En mars, pendant la grosse crise, on avait eu une garantie que le ministère regarderait ça et qu'il nous aiderait. On n'a rien eu. En avril, ça a été la même chose. Même s'ils prétendent nous ajuster, on perd toujours au moins 40 cents du litre, précise-t-il.

Le ministère des Transports n'a pas donné suite à nos demandes d'entrevue.

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