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Indignation en Israël après les propos de Lavrov sur les « origines juives » d’Hitler

Yaïr Lapid s'adresse à la presse derrière un lutrin.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, a dénoncé lundi les propos de son homologue russe Sergueï Lavrov, qui avait affirmé qu'Hitler « avait du sang juif ».

Photo : afp via getty images / DEBBIE HILL

Radio-Canada

Les propos du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, selon lesquels Hitler « avait du sang juif », ne passent pas en Israël. Le gouvernement de Naftali Bennett, qui joue l’équilibriste depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, sort de sa réserve et fustige le puissant chef de la diplomatie du Kremlin.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, n’a pas tardé à convoquer l'ambassadeur de Russie pour obtenir des clarifications.

Depuis le 24 février, Moscou affirme vouloir démilitariser et dénazifier l'Ukraine, ce à quoi le président ukrainien Volodymyr Zelensky répond : Comment le nazisme peut-il être présent en Ukraine s'il est lui-même juif?

Sergueï Lavrov.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov

Photo : AFP/Getty Images / ALEXANDER ZEMLIANICHENKO

Je peux me tromper, mais Hitler avait aussi du sang juif, a répliqué dimanche soir Sergueï Lavrov sur une chaîne italienne, ce qui a suscité l’indignation.

Les propos du ministre Lavrov sont à la fois scandaleux et impardonnables, et [représentent] une horrible erreur historique, a déclaré Yaïr Lapid.

Le premier ministre Naftali Bennett a lui aussi dénoncé l'utilisation de la Shoah comme outil politique.

« Aucune guerre n'est comparable à la Shoah […] L'utilisation du génocide juif comme outil politique doit cesser immédiatement. »

— Une citation de  Naftali Bennett, premier ministre israélien

Des propos sans fondement, délirants et dangereux, a déclaré de son côté Dani Dayan, président de Yad Vachem, le mémorial israélien de la Shoah.

De l’antisémitisme, selon Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie avait oublié, ou n'avait jamais appris, les leçons de la Seconde Guerre mondiale.

Son conseiller, Mykhaïlo Podoliak, a quant à lui qualifié les propos de Sergueï Lavrov d’ouvertement antisémites, ajoutant que c’était une autre preuve que la Russie est le successeur de l'idéologie nazie.

Berlin, qui y voit une déclaration absurde, a jugé que la propagande russe diffusée par M. Lavrov n'avait pas besoin d'être commentée.

En Italie, le premier ministre Mario Draghi a évoqué des propos aberrants. Et en ce qui concerne la partie en référence à Hitler, elle est vraiment obscène, a-t-il ajouté.

Ridicules et inacceptables, dit Trudeau

À M. Lavrov qui a affirmé que le Canada formait des néonazis en Ukraine, le premier ministre Justin Trudeau a qualifié ces propos de ridicules et inacceptables.

Les Américains, et en particulier les Canadiens, ont joué un rôle de premier plan dans la formation de divisions ultraradicales ouvertement néonazies en Ukraine avait dit le chef de la diplomatie russe.

Son homologue canadienne, Mélanie Joly, a déclaré que Sergueï Lavrov devrait s'excuser pour ses propres odieux, déplorables et empreints d'antisémitisme.

C’est comme s'il prenait les victimes de l'Holocauste et il les transforme en bourreaux a dit Mme Joly. D'après elle, il n’y a pas de doute : les Russes tentent en fin de compte, par la désinformation, de justifier l'injustifiable.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et La Presse canadienne

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