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Marioupol : une rescapée d’Azovstal raconte l’effroi

Natalia Ousmanova fume une cigarette avec des soldats ukrainiens et d'autres évacués de Marioupol.

Natalia Ousmanova a du mal à retenir ses émotions en arrivant au centre d'hébergement temporaire du village de Bezimenne, dans la région du Donetsk.

Photo : Reuters / ALEXANDER ERMOCHENKO

Reuters

Elle a cru que son cœur allait s'arrêter d'effroi. Terrée dans le labyrinthe souterrain du site sidérurgique Azovstal, à Marioupol, Natalia Ousmanova, une Ukrainienne de 37 ans, est parvenue dimanche à fuir les bombardements russes.

Elle fait partie de la centaine de civils évacués du monstre de béton et de décombres qu'est devenue Azovstal.

Des centaines de civils ukrainiens ont trouvé refuge dans les galeries souterraines et bunkers de ce vaste complexe sidérurgique construit sous l'ère stalinienne de cette ville portuaire du sud-est de l'Ukraine, sur la mer d'Azov.

J'ai eu peur que le bunker ne tienne pas, témoigne Natalia Ousmanova auprès de Reuters. C'était effroyable, souligne-t-elle, décrivant la poussière de béton qui tombait sur ses vêtements sous l'impact des bombes.

Natalia Ousmanova tient son visage entre ses mains.

Natalia Ousmanova était une employée du site sidérurgique Azovstal avant d'y rester coincée pendant des semaines.

Photo : Reuters / ALEXANDER ERMOCHENKO

Quand le bunker s'est mis à trembler, j'étais hystérique, mon mari peut en témoigner. J'avais terriblement peur que le bunker s'effondre, dit-elle en se tournant vers son époux.

Cela fait si longtemps que nous n'avons pas vu le soleil, ajoute-t-elle à Bezimenne, un village sous contrôle russe à une trentaine de kilomètres à l'est de Marioupol, où les évacués ont été conduits en vertu d'un accord entre Kiev, Moscou, l'ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Elle le serre dans ses bras en pleurant.

Pour plusieurs, l'arrivée au centre d'hébergement temporaire de Bezimenne après l'évacuation du site sidérurgique Azovstal a été synonyme de retrouvailles avec leurs proches, comme pour Valeria, une employée qui retrouve son fils qui avait eu la chance de quitter plus tôt Marioupol.

Photo : Reuters / ALEXANDER ERMOCHENKO

Elle raconte le manque d'oxygène, la lampe torche pour se guider, les gens blottis dans ces abris de fortune, le bruit des bombes.

Vous n'imaginez pas ce que nous avons traversé : la terreur. J'ai vécu et travaillé toute ma vie là-bas. Ce que nous avons vu est juste terrible.

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