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Des scientifiques albertains étudient les avantages environnementaux des céréales vivaces

Des épis de blé dans un champ dans le nord de l'Alberta, le dimanche 13 septembre.

Guillermo Hernandez Ramirez explique que l’Alberta va commencer à tester le blé vivace. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Des scientifiques de l’Université de l’Alberta qui étudient les céréales vivaces, notamment le seigle vivace, ont publié en mars une étude dans la revue Agricultural and Forest Meteorology (Nouvelle fenêtre) (en anglais) démontrant que le seigle vivace absorbe beaucoup plus le dioxyde de carbone que le seigle pérenne, environ six fois plus, et qu'il réduit les émissions de gaz à effet de serre.

Rectificatif :

Une version précédente de ce texte omettait de spécifier que le seigle vivace absorbe davantage le dioxyde de carbone que le seigle pérenne.

Depuis quatre ans, Guillermo Hernandez Ramirez, un scientifique qui étudie les sols à la Faculté des sciences de l'agriculture, de la vie et de l'environnement de l'Université de l'Alberta, et son équipe de scientifiques tentent de définir les bénéfices des céréales vivaces pour l’environnement, grâce à un financement fédéral de 1 million de dollars.

Avec son équipe, il a étudié le seigle vivace pour ses nombreux avantages environnementaux, comme le contrôle de l'érosion des sols et l'utilisation efficace des ressources en eau.

Ces céréales vivaces sont capables d'éliminer le CO2 de l'atmosphère et d'atténuer tous les gaz à effet de serre, a déclaré Guillermo Hernandez Ramirez à l’émission de CBC Edmonton AM vendredi. Il a ajouté que cela permettait à la plante d'avoir une saison de croissance plus longue d'avril à octobre.

Dans l’ouest du Canada, la plupart des cultures sont annuelles, notamment le blé, le canola ou l’orge. La culture de plantes vivaces est donc une nouveauté, selon Guillermo Hernandez Ramirez.

Ce que nous proposons, c'est [une] autre option pour une partie de la terre, [nous proposons] d'y mettre des céréales pérennes, qui sont semées une fois, puis nous pouvons les récolter sur plusieurs années continues, a expliqué le chercheur.

Selon le scientifique, c’est une nouvelle façon de cultiver la terre, alors que des recherches antécédentes sur l’agriculture se sont principalement portées sur les cultures annuelles.

« Maintenant, nous commençons à faire nos devoirs pour apprendre à gérer ces céréales vivaces afin que nous puissions également voir les mêmes avantages. »

— Une citation de  Guillermo Hernandez Ramirez, chercheur à l'Université de l'Alberta

Cultures pérennes ou cultures annuelles

Pour les agriculteurs, les cultures pérennes sont un investissement qui élimine le stress annuel de la préparation du sol et de l'ensemencement.

Bien que les rendements des cultures soient inférieurs à ceux de la version annuelle du même grain, le coût global de la culture est inférieur, selon Guillermo Hernandez Ramirez, et les deux différents types de cultures requièrent le même apport en eau.

« On n'a pas besoin d'acheter des semences chaque année, et [les cultures pérennes] utilisent les engrais de manière beaucoup plus efficace. »

— Une citation de  Guillermo Hernandez Ramirez, chercheur à l'Université de l'Alberta

L’équipe du scientifique travaille actuellement avec des éleveurs pour augmenter la productivité du seigle vivace. La prochaine étape de la recherche se penchera sur l'amélioration de la survie en hiver et sur la gestion des maladies des céréales vivaces.

Guillermo Hernandez Ramirez a expliqué que, partout dans le monde, la tendance est de développer des cultures pérennes et que l’Alberta va commencer à tester le blé vivace.

D’après les informations d’Ishita Verma

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