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Recensement : l’Atlantique compte une forte proportion de personnes transgenres

Défilé de la Fierté à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 20 juillet 2019.

Une personne participant au défilé de la Fierté le 20 juillet 2019 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, agite un petit drapeau rose, bleu et blanc de la fierté transgenre.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Wolf

Radio-Canada

La Nouvelle-Écosse est la province canadienne qui compte la plus grande proportion de personnes qui s'identifient comme transgenre ou non binaire, apprend-on dans le recensement de 2021.

Environ une personne sur 300 âgée de 15 ans et plus ayant répondu au recensement s'identifie comme non-binaire ou trans, ce qui représente 100 815 Canadiens. C’était la première fois que les individus interrogés dans le cadre du recensement avaient la possibilité de donner cette précision à leur sujet.

Dans les centres urbains, c'est à Halifax et à Fredericton, capitales respectives de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, qu'on retrouve la plus grande proportion de gens de 15 ans et plus s'identifiant comme non-binaire ou trans, derrière Victoria en Colombie-Britannique.

À Halifax, il y a 4800 individus qui se sont identifiés comme non-binaire ou transgenre.

L’inclusion par Statistique Canada de l’identité de genre dans le recensement de 2021 est une évolution notable, selon Élias Daigle, de Prisme, l'organisme LGBTQ+ de l'Université de Moncton. Évidemment, ça fait longtemps qu'on demande d'être représentés.

Élias Daigle affirme que ces données pourront démontrer la nécessité d'un accès à plus de services pour ces personnes en Atlantique.

Pour beaucoup de chirurgies de confirmation de genres, beaucoup se font à Montréal plutôt que dans les provinces de l'Atlantique. Il faut se déplacer. Ce n'est pas toujours faisable, ni abordable, souligne Élias Daigle.

Isaac Cook, consultant senior chez Simply Good Form, une firme en Nouvelle-Écosse, n'est pas surpris de constater que la province compte la plus forte proportion de personnes trans et non-binaires.

Il se dit surtout agréablement surpris que tant de personnes aient choisi de le mentionne dans le recensement. C'était possible pour la toute première fois et plusieurs hésitaient, mentionne-t-il.

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« Les droits trans sont des droits humains », lit-on sur cet écriteau brandi par un manifestant, le 26 juillet 2017 à New York.

Photo : Reuters / Carlo Allegri

Il croit que la proportion d'individus non binaires ou trans au Canada est probablement plus élevée que ce que le recensement révèle.

Les zoomers qui étaient âgés de 17 à 24 ans au moment du recensement sont 7 fois plus susceptibles de s'identifier de la sorte que les personnes nées avant 1946.

Selon Isaac Cook, c'est un exemple de comment les gens sont en général plus confiants d'être eux-mêmes, vrais et authentiques.

Maude Sonier, vice-présidente de la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB), estime que ces données du recensement sont un pas en avant pour mieux comprendre la réalité des jeunes issus de la diversité de genre.

Elle invite à ne pas oublier les personnes dans cette situation qui ne vivent pas dans les grands centres urbains du pays.

On se dit aussi qu'il y a de nombreux jeunes qui sont dans des communautés qui sont beaucoup plus petites que celles-là et qui ne s'expriment peut-être pas autant que les gens dans les grandes villes pourraient le faire, déclare Maude Sonier.

D’après un reportage de Sarah Déry et avec des renseignements de CBC

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