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1er mai : incidents à Paris, arrestations à Istanbul

Manifestation à Istanbul.

Des manifestants tiennent des drapeaux et des banderoles lors de la marche annuelle du 1er mai à Istanbul, marquant la journée internationale des travailleurs.

Photo : Getty Images / YASIN AKGUL

Agence France-Presse

Les traditionnelles manifestations du 1er mai ont été marquées par des incidents dimanche en France et par des arrestations en Turquie alors que la question du pouvoir d'achat était au cœur des revendications partout dans le monde, du fait de l'inflation.

À Paris, de nombreux accrochages ont opposé les forces de police à des groupes très mobiles de jeunes vêtus de noir. Selon un journaliste de l'AFP, une vingtaine d'enseignes – en majorité des McDonald's, des assureurs, des agences immobilières ou des banques – ont été endommagées par des casseurs, d'après la terminologie employée par le ministre de l'Intérieur. Ils ont aussi lancé des projectiles sur les policiers, qui ont tenté de les disperser à l'aide de lacrymogènes.

Partout en France, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé – le plus souvent sans incident – dans un contexte très politique, après la réélection le 24 avril du président Emmanuel Macron, face à la candidate d'extrême droite Marine Le Pen.

Un manifestant tient une banderole sur laquelle on peut lire Frigo vide à une barricade en feu lors d'une marche marquant la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai 2022, à Paris.

La question du pouvoir d'achat était au cœur des revendications des manifestants, du fait de l'inflation.

Photo : Getty Images / Sam Tarling

Des dizaines de personnes ont été arrêtées à Istanbul, six jours après les condamnations du mécène Osman Kavala et de sept membres de la société civile accusés d'avoir voulu renverser le régime.

Les services du gouverneur ont fait état de l'interpellation de 164 personnes qui voulaient se rendre à la célèbre place Taksim, épicentre des grandes protestations antigouvernementales de 2013, fermée au trafic et aux défilés.

Des policiers arrêtent un manifestant.

Des agents de la police antiémeute turque arrêtent un manifestant lors d'un rassemblement marquant la journée internationale des travailleurs, près de la place Taksim, à Istanbul.

Photo : Getty Images / OZAN KOSE

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a quitté précipitamment les célébrations du 1er mai après que des mineurs en colère ont envahi la scène sur laquelle il devait s'exprimer au stade Royal Bafokeng de Rustenberg (nord). Les protestataires, qui scandaient Cyril doit partir, exigeaient une augmentation des salaires.

Au Sri Lanka, touchée par une violente crise économique, l'opposition a demandé à l'unisson la démission du président Gotabaya Rajapaksa, lors de rassemblements massifs.

Go home, Gota! ont scandé des dizaines de milliers de militants à Colombo.

Des mois de pannes d'électricité, une inflation galopante et de graves pénuries de nourriture, de carburant et de produits pharmaceutiques ont suscité de nombreuses manifestations anti-Rajapaksa depuis la mi-mars.

Manifestation à Colombo.

Des activistes et des partisans du parti Peoples Liberation Front participent à un rassemblement du 1er mai à Colombo.

Photo : Getty Images

Des milliers de personnes ont manifesté à Athènes, réclamant davantage de mesures de soutien du pouvoir d'achat, face à l'inflation, qui a atteint 9,4 % en avril en Grèce.

Si le salaire minimum a été augmenté le 1er mai de 50 euros (67,80 $), à 713 euros (966,93 $) mensuels, cette mesure est jugée insuffisante par les syndicats, qui réclament 825 euros (1118,82 $).

À Madrid, ils étaient environ 10 000 manifestants, selon un porte-parole du gouvernement, à défiler pour réclamer des hausses de salaire et des mesures face à l'inflation. Une grande bannière affirmait : 1er mai. La solution : augmenter les salaires, contenir les prix et élargir l'égalité.

D'autres manifestations ont eu lieu partout en Espagne et en Andorre, où la hausse du coût de la vie, du prix des logements et la perte du pouvoir d'achat ont été là aussi au centre des revendications.

Deux grands rassemblements sont prévus à Buenos Aires : l'un de groupes proches du pouvoir, pour exprimer leur soutien à la politique actuelle, tout en plaidant pour un accent social plus prononcé face à l'inflation; et l'autre d'organisations à la gauche du pouvoir, pour dire leur opposition au remboursement de la dette envers le Fonds monétaire international (FMI) et exiger un virage social radical.

En Italie, les principales confédérations syndicales avaient appelé à un rassemblement à Assise (centre), ville de Saint-François, patron de l'Italie, sur le thème Au travail pour la paix dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Nous devons absolument œuvrer à mettre fin à cette guerre absurde, voulue par Poutine, a déclaré le leader du syndicat Cgil, Maurizio Landini, devant plusieurs centaines de militants.

La maire de Berlin, Franziska Giffey, prononçait un discours lors d'un rassemblement à Berlin, réunissant 7500 personnes, selon les médias, lorsqu'un manifestant lui a jeté un œuf. Son service de sécurité a pu la protéger avec un parapluie.

Plusieurs milliers de personnes ont aussi défilé à Londres, à l'appel de syndicats et d'organisations environnementales ou sociétales, comme Black Lives Matter (La vie des Noirs compte).

À Cuba, à l'appel du gouvernement, des centaines de milliers de Cubains, portant des masques, ont défilé dans les principales villes, au moment où l'île fait face à de graves pénuries et à une hausse des prix. Après deux ans de confinement lié à la pandémie de COVID-19, le gouvernement communiste avait appelé les travailleurs à participer à ces défilés, organisant des transports par autocar. Le rassemblement s'est déroulé à La Havane, en présence du président Miguel Diaz-Canel et du leader révolutionnaire Raul Castro.

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