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L’archevêque de Canterbury s’excuse pour le « crime terrible » commis dans les pensionnats

Croix au cou, Justin Welby est entouré de membres de communautés autochtones.

L'archevêque de Canterbury, Justin Welby, au milieu de dignitaires autochtones samedi dans la Nation crie de James Smith, en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Olivier Hamel

Radio-Canada

Le chef spirituel anglican, l'archevêque de Canterbury Justin Welby, en visite dans la Nation crie de James Smith, à l’est de Prince Albert, en Saskatchewan, samedi, s'est excusé au nom de l'Église pour avoir permis « un crime terrible » dans les pensionnats pour Autochtones.

Je veux reconnaître, pour moi-même et pour mes collègues, le degré de douleur que vous êtes prêts à subir afin que votre histoire soit entendue, a déclaré Smith Welby.

Je dirais que je viens dans l'ignorance, ayant besoin d'entendre chaque honte, ayant besoin de signifier cette honte et de respecter ceux contre qui de si terribles injustices ont été commises.

Le dignitaire religieux a rencontré des membres des gouvernements autochtones de James Smith et de la Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN), qui représente 74 Premières Nations de la Saskatchewan.

L'archevêque de Canterbury, Justin Welby.

L'archevêque de Canterbury, Justin Welby, a parlé de « honte » à propos des actes de l'Église anglicane en écoutant certains survivants.

Photo :  CBC / Bryan Eneas

Lors de la rencontre entre la communauté et l'archevêque Justin Welby, des survivants ont raconté leurs histoires sur la façon dont le système des pensionnats a déchiré des familles et provoqué des traumatismes.

Plusieurs personnes ont dit qu'elles ne blâmaient pas l'Église elle-même mais ceux qui agissaient au nom de l'Église.

Ce n'est pas l'Église qui a fait cela. Mais c'est l'église qui l'a permis, qui a fermé les yeux là-dessus et qui le fait encore parfois, a plutôt répondu Justin Welby.

Je suis désolé. Je suis plus désolé que je ne pourrais le dire. J'ai honte. Je suis horrifié, a-t-il poursuivi.

Denis Sanderson a fréquenté pendant trois ans le pensionnat de Gordon, à une centaine de kilomètres au nord-est de Regina, avant d'aller au pensionnat All Saints de Prince Albert. Il a reconnu que c’est une bonne chose d’entendre ces excuses de la part du dignitaire religieux.

Cela vous fait du bien et j'espère que cela fait du bien aux membres de notre communauté, a déclaré M. Sanderson.

M. Sanderson a dit qu'il a pu surmonter le traumatisme que lui ont laissé 11 années de pensionnat en explorant sa culture, ses cérémonies et le mode de vie des Premières Nations.

Son père participait activement aux activités de l'église anglicane locale de James Smith.

Le rôle de l’Église anglicane

De 1820 à 1969, l'Église anglicane a géré environ une trentaine de pensionnats au Canada ainsi que plus de 150 externats autochtones, selon une liste compilée pour le recours collectif contre les externats autochtones fédéraux.

En 1993 et en 2019, elle a présenté des excuses pour son rôle dans les pensionnats en plus de verser 15,7 millions de dollars en compensation aux Autochtones.

Au début de la semaine, des survivants et des défenseurs des droits de la personne ont remis en question l'objectif de cette visite et se sont demandé si elle déboucherait sur des mesures significatives.

Justin Welby est attendu dimanche à Prince Albert pour la 50e session du synode de la province ecclésiastique de Rupert's Land, qui inclut l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et une partie du nord du Québec.

Des délégués de la Saskatchewan, de l'Alberta, du Manitoba, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut y assisteront. L'archevêque de Canterbury se rendra ensuite à Toronto.

Avec les informations de Bryan Eneas

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