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La MRC de Kamouraska mandate une firme pour solutionner le manque de logement

Deux personnes marchent sur un trottoir de Saint-Pascal.

Le manque de logement dissuade les nouveaux arrivants de s'installer durablement, souligne le préfet de la MRC du Kamouraska, Sylvain Roy (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

La MRC de Kamouraska mandate une firme d’experts-conseils pour trouver des solutions à la pénurie de logements et au manque de places en garderie. Avec cette initiative, la région souhaite régler le problème qui dissuade la main-d’œuvre de s’y installer durablement.

La firme d’experts-conseils aura le mandat de dresser un état de la situation actuelle et de proposer des solutions à la MRC. L’étude devrait permettre de déterminer les leviers financiers et les montants nécessaires pour résorber la crise.

D’ores et déjà, le préfet de la MRC de Kamouraska, Sylvain Roy, estime que le gouvernement doit en faire plus. Les montants qui ont été proposés par le gouvernement du Québec sont nettement insuffisants. Je vous dirais même qu’à la limite, c’est ridicule tenant compte de la gravité de la situation, c’est épouvantable, affirme-t-il.

Sylvain Roy.

Les logements abordables manquent pour les familles dans la MRC, d'après son préfet, Sylvain Roy (archives).

Photo : Gracieuseté : Sylvain Roy

D’après M. Roy, le gouvernement ne parvient pas à répondre au phénomène du retour des habitants des villes en région que la pandémie a précipité.

Si on n’est pas capable de les garder, on rate le bateau complément, déplore-t-il.

L’élu rappelle que les responsables en développement territorial travaillent d’arrache-pied pour attirer de la main-d’œuvre et des familles dans la région, mais à l’heure actuelle, ils ne peuvent pas rester puisqu’il n’y a pas de logement, il n’y a pas de place en garderie.

Le représentant régional dit être sans voix par rapport à ce paradoxe. Pour la première fois, on avait un bilan migratoire positif au Kamouraska… Donc ça veut dire qu’on va retomber dans des bilans négatifs, s’inquiète-t-il.

Une reconnaissance de la crise trop tardive

Récemment, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, Andrée Laforest, a reconnu pour la première fois qu’une crise du logement subsiste dans plusieurs régions du Québec, dont au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

D’après l’élu du Kamouraska, la reconnaissance de la crise du logement par le gouvernement a trop tardé. Il se dit frustré d’entendre le constat de la ministre qui se base sur les données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) sur les flux migratoires.

La SCHL, ça donne un constat pour des municipalités de plus de 2500 habitants… Il y en a seulement deux au Kamouraska, souligne Sylvain Roy.

Le préfet du Kamouraska lance un appel aux élus municipaux de continuer à frapper sur le clou parce qu’on se dirige vers un cul-de-sac.

D'après les informations de Maude Rivard

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