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Les effets de la pandémie chez les élèves de plus en plus visibles

Des élèves du secondaire dans une classe. Une adolescente à l'avant-plan semble préoccupée.

Les programmes enrichis des écoles secondaires de Drummondville pourraient devenir accessibles à tous les élèves.

Photo : Getty Images / izusek

Radio-Canada

De plus en plus, les effets des contraintes liées à la COVID-19 se constatent alors que les chiffres démontrent clairement que l'apprentissage avait été nettement plus difficile pour les jeunes. La surcharge de travail est aujourd’hui évidente chez les orthophonistes, les ergothérapeutes et dans les organismes de tutorat.

C’est notamment le cas chez Tutorat Saguenay, où les enseignants donnent deux fois plus de cours individuels qu'avant la pandémie.

On voit des jeunes qui n'ont pas de trouble d'apprentissage, qui réussissaient bien, qui étaient dans la moyenne avant, mais qui sont maintenant à risque d'échec, a indiqué Cynthia Tanguay, directrice de Tutorat Saguenay.

Ainsi, ils sont de plus en plus nombreux à avoir besoin de soutien.

Une femme sourit devant une bibliothèque dans un bureau.

Cynthia Tanguay est la directrice de Tutorat Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Larouche

Avant la pandémie, Tutorat Saguenay avait donné 1800 cours individuels entre janvier et avril 2019. Pour la même période en 2022, les tuteurs en sont à 3400 cours, soit presque le double.

L’augmentation de la demande a eu pour résultat que le service a besoin de davantage de tuteurs. Il y en a maintenant 82, soit 20 de plus qu'avant la pandémie.

On donnait des coups de pouce de façon sporadique au moment des examens. Mais maintenant, on va vraiment aider l'élève chaque semaine, de façon régulière jusqu'à la fin de l'année, a poursuivi Cynthia Tanguay.

L’augmentation des besoins se fait aussi sentir du côté des orthophonistes.

J'ai dû fermer ma liste d'attente en janvier 2022 parce qu'il y avait trop de monde, a révélé l’orthophoniste Anne-Sophie B. Gauthier.

Une femme sourit dans son bureau.

L'orthophoniste Anne-Sophie B. Gauthier a dû fermer sa liste d'attente en janvier.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Larouche

Les parents d'élèves en difficulté, qui souhaitent que leur enfant consulte certains spécialistes, doivent malheureusement s'armer de patience.

Je reçois des appels de parents déprimés : ''Ça fait un an que j'attends!'' Moi, dans mon coeur d'orthophoniste, je voudrais tous pouvoir les prendre. [...] Je pense que les services sont durs à aller chercher au public, donc les gens se tournent vers le privé. Mais on a aussi des délais qui ne cessent de s'allonger, a-t-elle enchaîné.

Pour les ergothérapeutes, la situation est semblable.

Plus l'attente est longue, plus les difficultés augmentent. On observe aussi des difficultés au niveau de l'estime de soi, de la persévérance scolaire, a analysé l’ergothérapeute Amélie Fortin.

Chez les plus jeunes, le port du masque a déjà des conséquences.

Au niveau de la stimulation langagière, c'est la base de rendre sa bouche accessible pour qu'ils aient accès à la production des sons, a expliqué Anne-Sophie B. Gauthier.

Et évidemment, l'école à distance n'a pas aidé. 

Pour certains enfants, l'enseignement par visioconférence, ce n'est pas l'idéal, a souligné la directrice de Tutorat Saguenay. Ils ont besoin d'un contact direct avec l'enseignant. Ils n'osent pas poser des questions en ligne, pour ne pas déranger la dynamique de la classe. [....] Ce sont aussi les fermetures d'école, les absences répétées en raison des symptômes. C'est sûr que, si l'élève a manqué plus d'école, il peut avoir un plus grand retard.

D’après un reportage d’Andréanne Larouche

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