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La Maison Gilles-Carle pour les proches aidants ferme ses portes à Boucherville

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La Maison Gilles-Carle de Boucherville

Photo : Radio-Canada

Moins de deux ans après son ouverture, l’une des rares maisons de répit pour les proches aidants en Montérégie-Est ferme ses portes. La porte-parole de la Fondation Maison Gilles-Carle, Chloé Sainte-Marie, assure que des efforts sont faits pour offrir une solution de rechange.

Lorsque Jean Hébert a appelé récemment pour réserver une période de répit de quelques jours pour le mois de mai, il a eu la surprise d’entendre une messagerie vocale confirmant la fermeture de la Maison Gilles-Carle de Boucherville.

J'y étais allé deux fois pour mon fils, les gens le recevaient avec enthousiasme et savoir-être, se rappelle M. Hébert.

Âgé de 80 ans, M. Hébert s’occupe de son fils dans la cinquantaine depuis une douzaine d'années à la suite du traumatisme craniocérébral sévère que ce dernier a subi.

Je regrette vraiment la fermeture de la Maison, poursuit M. Hébert.

L’ouverture d’une Maison Gilles-Carle sur la Rive-Sud avait fait l'objet d’une annonce de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, en 2019.

Le gouvernement s’était alors engagé à verser 200 000 $ à la Fondation Maison Gilles-Carle pour le déploiement de 20 maisons un peu partout au Québec.

L’histoire médiatisée de l’artiste et proche aidante Chloé Sainte-Marie auprès de feu son conjoint, le cinéaste Gilles Carle, avait mis en lumière les besoins criants des proches aidants.

Un faux départ?

Rencontrée sur place à Boucherville, l’infirmière Johanne Paquette veillait à la fermeture des dossiers des usagers.

« On était une vingtaine d’employés, nous étions une équipe de cœur. »

— Une citation de  Johanne Paquette, infirmière
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L'infirmière Johanne Paquette

Photo : Radio-Canada

Les proches aidants sont dévastés quand on leur apprend la fermeture, précise cette infirmière d’expérience. Selon elle, l’ouverture de la ressource en pleine pandémie s’est révélée un faux départ.

La Maison occupait le 2e étage d’un bâtiment appartenant aux Sœurs de la Providence. Une vingtaine de lits étaient aménagés.

C’est bien dommage, on aurait eu besoin d’un coup de pouce particulier, soutient de son côté Louise Godin, membre du conseil d'administration de la Maison Gilles-Carle de Boucherville.

On a avait atteint un taux d’occupation de 76 % en décembre, précise-t-elle, tout en reconnaissant que l’établissement a eu des difficultés à se faire connaître en pleine pandémie.

On a fermé à trois reprises et, compte tenu de la pénurie de personnel, on voulait [le] garder, souligne Mme Godin qui a fait carrière dans le milieu de la santé.

« On a subsisté grâce aux subventions du fédéral, le financement du CISSS ne couvrait pas le loyer ni la rémunération de la direction de la Maison. »

— Une citation de  Louise Godin, membre du C. A. de la Maison Gilles-Carle de Boucherville

De son côté, la vice-présidente de la Fondation Maison Gilles-Carle, Chloé Sainte-Marie, ne cache pas sa déception, mais demeure optimiste pour maintenir une offre de service en Montérégie.

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Chloé Sainte-Marie, vice-présidente de la Fondation Maison Gilles-Carle

Photo : Radio-Canada

Qu’une ressource de répit ferme, c’est sûr, ça fait mal, mais on fait énormément d’efforts pour trouver un service alternatif, explique-t-elle.

L’idée, c’est que la Montérégie est tellement un grand territoire qu’il faudrait avoir trois ressources à 7 lits, plutôt qu’une ressource à 21 lits, pour couvrir la Montérégie Est, Ouest et Centre, précise-t-elle.

« On ne laissera pas la région, le territoire de la Montérégie sans répit pour les aidants, croyez-moi. »

— Une citation de  Chloé Sainte-Marie, vice-présidente, fondatrice et porte-parole de la Fondation Maison Gilles-Carle

Même son de cloche au cabinet de la ministre Marguerite Blais, où l'on précise que l’ouverture d’autres maisons Gilles-Carle se poursuit, notamment en Gaspésie.

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