•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pas assez de consultations sur les changements à la loi sur le traitement involontaire

Chargement de l’image

Le psychologue, Ivan Drouin, s'exprime sur les amendements au projet de loi sur le traitement psychiatrique involontaire en Nouvelle-Écosse.

Photo : Gracieuseté : Ivan Drouin

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, le gouvernement veut modifier la Loi sur le traitement psychiatrique involontaire pour donner plus de pouvoir aux familles.

La semaine dernière, la majorité de l’assemblée a voté pour ses changements et a envoyé le projet de loi 120 en troisième et dernière lecture.

Cette loi permet notamment de traiter une personne atteinte d'une maladie mentale contre son gré.

Ivan Drouin, psychologue au centre de santé et de counselling à l'Université St. Francis Xavier, témoigne de la complexité de cette loi et des amendements sur le point d’être adoptés.

« Ce n’est vraiment pas noir ou blanc , il y a toutes sortes de zones de gris. »

— Une citation de  Ivan Drouin, psychologue au centre de santé et de counselling à l'Université St. Francis Xavier

La loi sur le traitement involontaire permet depuis 2005 a un membre de la famille ou quelqu'un près du patient d'exiger un traitement si une personne est dans un état ou elle pourrait se faire du mal.

Les amendements proposés permettraient à une tierce personne de forcer un traitement dans le cas où elle aurait des motifs raisonnables et probables de croire qu'une personne est dans un état où elle pourrait se faire du mal à elle ou a quelqu’un d’autre.

Les personnes qui sont là pour protéger les droits des patients disent: Attention on pousse un peu plus loin là, est-ce qu'on ne devrait pas consulter davantage avant d’adopter ces changements, explique le psychologue.

Mais Ivan Drouin précise que ces amendements touchent des situations extrêmes et que dans l’ensemble de la loi il y a toutes sortes de dispositions pour protéger le droit des patients.

Par exemple, le patient a droit à une personne qui défend ses droits, qui le visite à l'hôpital et qui l’informe de ses droits. Et cette personne-là, ne doit pas être un employé de l'hôpital.

Le psychologue en entrevue au Réveil de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador affirme que, dans bien des cas, les patients admis et traités involontairement finissent par être reconnaissants d’avoir reçu des soins.

N’empêche qu’il comprend les inquiétudes des partis d’opposition qui auraient aimé voir une consultation plus large sur le sujet.

Chargement de l’image

L'infirmier et député progressiste-conservateur de Sydney River-Mira-Louisbourg, Brian Comer, est aussi le ministre responsable du Bureau des toxicomanies et de la santé mentale.

Photo : CBC/Tom Ayers

Le ministre responsable du Bureau des toxicomanies et de la santé mentale Brian Comer a jugé que davantage de consultations n'étaient pas nécessaires alors que seuls des professionnels de la santé se sont prononcés.

C’est un peu étrange la consultation du ministre, admet Ivan Drouin.

La consultation devrait être plus large, et devrait impliquer les groupes de défenses des patients, mais aussi des groupes de défenses des familles.

À son avis le questionnement de l’opposition au sujet du manque de consultation est bien valable, mais les amendements proposés à la loi aussi.

C’est dans une tendance d’être un peu plus interventionniste, explique le psychologue.

Une approche de plus en plus primée dans plusieurs juridictions qui souhaitent intervenir plus tôt pour tenter d’éviter le pire.

Avec les informations du Réveil de N.-É. et T.-N.-L.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !