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Portrait des huit candidats qui pourraient briguer le poste de maire de Winnipeg

Un gros plan sur le visage de Brian Bowman en conférence de presse devant un drapeau.

On saura qui succèdera au maire sortant, Brian Bowman, en octobre. (archives)

Photo : CBC / Gary Solilak

Radio-Canada

La course à la mairie de Winnipeg débute officiellement cette fin de semaine avec l'ouverture de la période d'inscription aux personnes qui souhaitent devenir le ou la 44e maire de la ville. Déjà, les noms de certains acteurs politiques bien connus dans la capitale manitobaine circulent pour l’élection du 26 octobre.

Le bureau du greffier municipal ouvrira ses portes dimanche pour permettre aux aspirants à la succession de Brian Bowman de signer leurs papiers d'inscription le plus tôt possible. Le maire actuel a signalé à mi-chemin de son deuxième mandat qu'il ne chercherait pas à en briguer un troisième.

Une inscription rapide est capitale pour permettre aux candidats de commencer à collecter et à dépenser des fonds pour leur campagne sans enfreindre les règles électorales de la Ville.

En revanche, l'inscription n'oblige pas les candidats à figurer sur le bulletin de vote le jour du scrutin, prévu le 26 octobre. 

Quatre personnes ont déjà déclaré leur intention de se présenter à la mairie et quatre personnages politiques bien connus réfléchissent à une campagne ou font l'objet de sondages d'opinion destinés à évaluer l'intérêt des électeurs.

Shaun Loney

Shaun Loney, qui se décrit comme un entrepreneur social, a été la première personne à déclarer sa candidature à la mairie, après que M. Bowman eut annoncé qu'il ne briguerait pas un autre mandat.

M. Loney a fondé l'organisme sans but lucratif Building Urban Industries for Local Development et cofondé Aki Energy. Il se présente comme un maire qui aurait une conscience sociale et le sens des affaires.

Shaun Loney.

Shaun Loney est le premier à déclarer ses intentions de remplacer le maire sortant, Brian Bowman, en 2022.

Photo : CBC / Sean Kavanagh

Shaun Loney est également le premier à prendre un engagement politique concret.

En février, il a promis de réduire la charge de travail du Service de police de Winnipeg en sous-traitant la responsabilité de répondre aux besoins en services sociaux des personnes qui appellent régulièrement le 911.

John Orlikow

Élu pour la première fois au conseil municipal lors d'une élection partielle en 2009, le conseiller municipal de River Heights-Fort Garry a déclaré son intention de se présenter à la mairie en février.

M. Orlikow dit avoir hâte de faire campagne pour une élection avec autant d’adversaires.

Je pense que ce sera amusant, a-t-il affirmé. Je serais un peu nerveux si personne ne se présentait. J'espère que tout le monde se lancera : plus on est de fous, plus on rit.

John Orlikow est assis sur un fauteuil dans le salon d'une maison.

John Orlikow est conseiller municipal de River Heights-Fort Garry depuis 2009.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Libéral d’affiliation politique et médiateur de profession, il affirme que sa campagne serait axée sur l'emploi, l'environnement et le déficit d'infrastructures de la ville.

Par le passé, John Orlikow faisait partie de l'opposition officieuse à l'ancien maire Sam Katz et est devenu un allié de M. Bowman.

Scott Gillingham

Conseiller municipal de St. James depuis 2014, M. Gillingham a annoncé en février qu'il serait probablement candidat à la mairie, ce qu’il a confirmé jeudi.

La ville a besoin d'un maire qui a de l'expérience pour mener la reprise économique que nous devons viser dans les mois à venir alors que nous sortons de la pandémie, affirme l'ancien pasteur, qui a passé la plupart de son temps à l'Hôtel de Ville en tant que président du comité des finances du conseil.

Scott Gillingham, conseiller municipal de Winnipeg, devant des arbres.

Scott Gillingham avait décidé de suivre des cours de français en 2017 pour mieux représenter les francophones qui vivent dans sa circonscription.

Photo : Radio-Canada

Comme M. Orlikow, il a été un allié du maire sortant. Scott Gillingham et Brian Bowman se sont tous deux définis comme des progressistes-conservateurs. Par ailleurs, le candidat avait envisagé de se présenter à la direction du parti l'été dernier.

M. Gillingham se décrit comme un modéré qui essaie d'obtenir un large soutien.

La ville de Winnipeg a besoin d'un maire qui peut unir les gens, les rassembler.

Jenny Motkaluk

Jenny Motkaluk, consultante en affaires, a terminé deuxième lors de la précédente course à la mairie de Winnipeg en 2018. Elle était la seule candidate à représenter une véritable menace pour la candidature de Brian Bowman, recevant plus de 76 000 votes et récoltant près de 36 % du vote populaire.

Elle a déclaré officiellement sa candidature jeudi, mais a réservé ses commentaires pour ce week-end.

Je crois que Winnipeg est à la recherche d'un leadership nouveau et positif, a-t-elle dit en février.

Une femme souriante.

Jenny Motkaluk s'était déjà présentée dans la course à la mairie de Winnipeg en 2018.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

Jenny Motkaluk, qui se définit comme conservatrice, a fait campagne en 2018 contre les priorités du maire sortant telles que les frais de croissance, un soutien accru au transport en commun rapide et la réouverture de l’intersection Portage et Main aux piétons.

Kevin Klein

Ancien éditeur du Winnipeg Sun, M. Klein est conseiller de Charleswood-Tuxedo-Westwood depuis 2018.

Il songe à la course à la mairie depuis des mois, mais n'a pas déclaré qu'il se portait candidat.

Je me soucie profondément de Winnipeg et je veux trouver des solutions, a-t-il déclaré jeudi, s'engageant seulement à siéger au conseil municipal cet automne d'une manière ou d'une autre.

Un homme en habit portant des lunettes.

Le conseiller de Charleswood-Tuxedo-Westwood, Kevin Klein.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik/CBC

Contrairement à MM. Orlikow et Gillingham, Kevin Klein a passé la majeure partie de son premier mandat au conseil municipal avec M. Bowman. Le maire sortant lui a rendu la pareille en s'en prenant à une éventuelle candidature de M. Klein à la mairie ces dernières semaines.

Jeudi, par exemple, le maire sortant a accusé le candidat potentiel d'hypocrisie, notant qu'il plaide pour plus de réparations routières après avoir voté contre des budgets qui allouaient plus d'argent pour les mêmes réparations.

Il y a des membres du conseil municipal qui se sont constamment opposés à ces investissements, et l'un d'entre eux pourrait finalement se présenter à la mairie, a affirmé le maire sortant.

Rochelle Squires

Ministre des Familles au sein du gouvernement progressiste-conservateur du Manitoba, Rochelle Squires a fait l'objet de sondages visant à déterminer le soutien populaire pour une candidature potentielle à la mairie.

Elle est députée PC de Riel depuis 2016 et a brièvement envisagé de se présenter à la course à la direction du parti l'été dernier.

Rochelle Squires, dans son bureau au Palais législatif du Manitoba, en entrevue de fin d'année avec Radio-Canada

Rochelle Squires est l'ancienne ministre responsable des Affaires francophones du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Elle n'a pas voulu confirmer ni infirmer son intérêt pour la mairie de Winnipeg.

J'ai une loi importante devant la Chambre et d'autres initiatives relatives à mon ministère. C'est ma priorité jusqu'à ce que la Chambre soit levée, le 1er juin.

Glen Murray

L'un des noms les plus connus en politique à Winnipeg, M. Murray, a été conseiller municipal de Fort Rouge pendant neuf ans et maire de Winnipeg pendant six ans avant de démissionner pour tenter de devenir député fédéral.

Il a finalement été député libéral de l'Ontario pendant sept ans et a ensuite tenté de devenir chef du Parti vert fédéral.

Un homme en Nœud papillon souriant.

L'ancien maire de Winnipeg, Glen Murray.

Photo : Glen Murray

Comme Rochelle Squires, Glen Murray a fait l'objet de sondages pour déterminer si les électeurs de Winnipeg souhaitaient son retour.

Lorsqu'il est revenu à Winnipeg, en 2018, il a pourtant écarté l'idée de revenir en politique.

J'aime vraiment, vraiment, vraiment l'idée de sortir au pub avec mes amis pour une bière à la fin de la journée, d'aller à un match des Jets et de ne pas avoir à sortir tous les soirs de la semaine pour des obligations de maire ou politicien, avait-il expliqué à l'époque.

M. Murray n'a pas répondu aux demandes de commentaires.

Robert-Falcon Ouellette

Comme Mme Motkaluk, M. Ouellette est un ancien candidat à la mairie de Winnipeg qui a perdu contre Brian Bowman. Il est arrivé en troisième position dans la course à la mairie de 2014, ce qui s'est avéré une performance étonnamment forte pour le politicien alors inconnu.

Il a rempli un mandat en tant que député libéral de Winnipeg-Centre avant d'être évincé par Leah Gazan, du NPD.

Robert-Falcon Ouellette.

En septembre 2014, il était le seul candidat autochtone à briguer la mairie de Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault

Comme M. Murray et Mme Squires, Robert-Falcon Ouellette a fait l'objet de sondages. Il a également remis le logo de sa campagne de 2014 à Winnipeg sur sa page Facebook.

Robert-Falcon Ouellette n'a pas répondu aux demandes de commentaires.

Élections municipales au Manitoba

Avec les informations de Bartley Kives

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