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Un Albertain qui s’est battu en Syrie plaide coupable de terrorisme

Trois portes en or à côté du signe du centre des cours de l'Alberta.

Le Centre de la justice à Calgary en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Justin Pennell

L’Albertain Hussein Borhot a plaidé coupable jeudi à Calgary à des accusations de terrorisme après s’être rendu en Syrie combattre pour le groupe armé État islamique.

L’audience a eu lieu jeudi à la Cour du banc de la Reine de l’Alberta à Calgary. Le juge David Labrenz a accepté le plaidoyer de culpabilité.

Hussein Sobhe Borhot, 36 ans, a plaidé coupable de participation à une activité d’un groupe terroriste et d’infraction au profit d’un groupe terroriste. Il a admis avoir participé à un enlèvement.

L’enquête qui a mené au dépôt des accusations a duré sept ans et a inclus deux opérations d’infiltrations.

Selon un exposé conjoint des faits présenté en Cour, Hussein Borhot s’est battu en Syrie de mai 2013 à juin 2014. Il a réussi à atteindre ce pays en passant par la Turquie avec l’aide d’officiers de l’armée turque payés pour faire passer des combattants.

L'exposé conjoint des faits ne donne pas d’informations sur comment il a été recruté, mais détaille comment Hussein Borhot a pris un avion de Calgary le 9 mai 2013 vers Istanbul en Turquie.

Selon le document, il n’avait pas informé sa femme ou son père de son intention de se rendre en Syrie. Il a utilisé une carte de crédit prépayée pour réserver ses vols.

Hussein Borhot s’est ensuite rendu en Syrie, où il a été entraîné et a reçu des armes, notamment des grenades et un AK-47.

Deux opérations d’infiltration

Lors de deux opérations d’infiltration qui se sont déroulées de 2016 à 2020, un agent de police s’est lié d’amitié avec Hussein Borhot et ce dernier lui a décrit ses actions de combat en Syrie, comment il avait d’abord pensé devenir un kamikaze, mais qu’il a finalement changé d'avis pour devenir combattant.

Il a ajouté que s'il avait l'occasion, il y retournerait. Pour la religion, n'importe quoi, a-t-il dit.

Hussein Borhot a ajouté qu’il avait impressionné celui qui l'avait entraîné par ses talents de tireur d'élite, se classant deuxième parmi les recrues.

Au cours des deux opérations, Hussein Borhot a déclaré à l'officier qu'il ne tuerait personne qui n'essayait pas de le tuer, mais a également déclaré qu'il aimait le tir et le djihad.

Accusations d'enlèvement

Un jour, l’agent infiltré a été invité à souper chez Hussein Borhot qui lui a raconté qu'il s'était rendu dans un village avec son groupe et avait kidnappé des combattants de l'opposition qu'il croyait appartenir à l'Armée syrienne libre.

Le lendemain, de retour au camp, Hussein Borhot a déclaré que son chef lui avait dit de retourner l'une des victimes qui étaient considérées comme innocente.

Au cours de cette mission, Hussein Borhot lui-même a été kidnappé. Le groupe armé État islamique a ensuite négocié un échange de prisonniers et Hussein Borhot a été renvoyé dans son groupe.

La première opération d'infiltration s'est terminée lorsque l'officier a dit à Hussein Borhot qu'il devait retourner dans son pays en raison de la surveillance accrue de la Gendarmerie royale du Canada.

L’officier a repris contact avec Hussein Borhot en 2020 et ce dernier l’a aidé à configurer le jeu de guerre Call of Duty sur sa console de jeux vidéos Playstation.

Hussein Borhot a alors qualifié le jeu vidéo de bon entraînement et a déclaré que cela ressemblait à de vrais combats.

En juillet 2020, les enquêteurs ont porté des accusations de terrorisme contre lui. Son cousin Jamal Borhot fait également face à des accusations.

Avec des infos de Meghan Grant

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