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Les sanctions contre la Russie pourraient nuire à l’industrie forestière en C.-B.

Des grumes sont soulevées par une débardeuse.

L'industrie forestière en Colombie-Britannique a été durement touchée au cours des dernières années par la pandémie, les feux de forêt, le dandroctone du pin, et les inondations.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Les sanctions économiques imposées à la Russie pourraient avoir des effets sur l'industrie forestière en Colombie-Britannique, croit un analyste. Le tout à un moment où la demande pour des produits forestiers demeure très forte partout dans le monde.

Dans le cadre du Congrès du Conseil des industries forestières de la Colombie-Britannique, qui se tient à Vancouver, l’analyste Paul Janke dresse un portrait de la situation.

Il y a une très grande demande pour des produits forestiers dans le monde, mais un approvisionnement en fibre très limité, explique-t-il.

Depuis quelques années, la Russie est devenue le plus grand exportateur de bois d'oeuvre au monde avec l'Europe comme marché principal. Le Canada deuxième exportateur mondial a pour premier marché les États-Unis et pour deuxième la Chine.

Puisque l'Europe a imposé des sanctions contre la Russie en raison de son invasion de l'Ukraine, elle ne lui achète plus de bois d'oeuvre. Avec la perte du marché européen, la Russie risque donc d'offrir son bois à la Chine.

Cela risque d'avoir un impact en Colombie-Britannique, car la Chine est son deuxième plus important consommateur de bois d'oeuvre après les États-Unis et devant le Japon. Si la Chine se tourne vers le bois d'oeuvre russe, la Colombie-Britannique devra trouver de nouveaux marchés.

Des planches de bois de cèdre empilées les unes sur les autres avec le numéro 16 écrit au marqueur à l'extrémité de chaque planche.

Le prix du bois d'oeuvre britanno-colombien est passé de 359 $ pour mille pieds-planche en 2019 à 555 $ en 2020.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Paul Janke souligne que les sanctions économiques contre la Russie ne sont que le dernier des fléaux qui ont frappé l'industrie forestière de la Colombie-Britannique depuis quelques années.

Une infestation de dandroctone du pin, les importants feux de forêt de l'an dernier, les inondations qui ont eu un impact sur l'infrastructure de distribution, les problèmes de main-d'oeuvre en raison de la pandémie ont tous eu un impact important sur la production provinciale et fait augmenter le prix du bois britanno-colombien.

Cette baisse de production a d'ailleurs permis à la Russie de voler la place du Canada comme premier pays exportateur de bois d'oeuvre dans le monde.

L’incertitude quant à la durée de la guerre et des restrictions économiques contre la Russie rend difficile de planifier l'avenir de l'industrie forestière en Colombie-Britannique, dit l’analyste. Est-ce que ça va être encore trois ou quatre ans? Il y a beaucoup d'incertitudes.

Avec des informations de Benoît Ferradini

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