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L’ARTM poursuit sa réforme et annonce des hausses de tarifs pour le 1er juillet

Un autobus de la STL.

L'ARTM veut simplifier les déplacements dans le Grand Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

L'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) persévère dans sa volonté d'harmoniser les titres et les tarifs des organismes publics de transport en commun du Grand Montréal.

La région sera maintenant divisée en quatre zones (A, B, C et D) en fonction desquelles les prix seront déterminés, a-t-elle annoncé par voie de communiqué jeudi.

Les changements – qui incluent, inflation oblige, une hausse moyenne des tarifs de 2 % – entreront en vigueur le 1er juillet. Ils s'inscrivent dans la refonte tarifaire amorcée par l'ARTM l'an dernier. Cette fois, 332 titres seront abolis; 29 autres seront créés.

Une carte des nouvelles zones tarifaires métropolitaines.

Les nouvelles zones tarifaires métropolitaines

Photo : Autorité régionale de transport métropolitain

La réforme présentée jeudi ouvre notamment la voie à la mise en service du Réseau express métropolitain (REM), dont l'antenne sud devrait, aux dernières nouvelles, être inaugurées à l'automne 2022. L'accès à ce nouveau mode de transport a été inclus aux titres « tous modes » (métro, bus et train).

Correction : Une version précédente de ce texte indiquait que l'inauguration devrait voir lieu en 2023, mais elle est plutôt prévue pour l'automne 2022.

Un travail de longue haleine

Simplifiée, la nouvelle grille tarifaire (Nouvelle fenêtre) dévoilée jeudi compte tout de même 13 pages.

La zone A englobera l'entièreté de l'île de Montréal; la zone B, Laval et l'agglomération de Longueuil; la zone C, le reste de la banlieue; et la zone D s'étendra aux municipalités situées hors du territoire de l'ARTM qui ont des ententes de transport collectif avec elle (Saint-Hyacinthe, par exemple).

C'est donc dire que les résidents de Sainte-Anne-de-Bellevue – où se terminera l'antenne ouest du REM, à l'extrémité de l'île de Montréal – débourseront moins pour se rendre au centre-ville que ceux qui habitent juste de l'autre côté des ponts Jacques-Cartier ou Victoria, par exemple.

Professeur à l'École d'urbanisme, d'architecture et de paysage à l'Université de Montréal, Jean-Philippe Meloche évoque un découpage imparfait, un système plus politique que pratique.

L'île de Montréal, pointe à pointe, on en a pour 50 km de long, souligne-t-il. C'est un peu bizarre d'être 50 km de long dans la même [zone], alors que si on traverse de Longueuil à Montréal, sur une distance de 3 km, on traverse une zone, admet-il.

À compter du 1er juillet, des centaines de titres de transports en commun vont disparaître dans le Grand Montréal qui sera éventuellement divisé en quatre zones tarifaires. Reportage d'Olivier Bachand.

À titre indicatif, la grille tarifaire qui entrera en vigueur cet été prévoit que les passages uniques au tarif ordinaire seront de 3,50 $ sur l'île de Montréal, à Laval et dans l'agglomération de Longueuil.

Les résidents de Laval et de Longueuil qui souhaiteront se déplacer à Montréal en métro devront toutefois payer 5,25 $, ce que dénonce l'Association pour le transport collectif de la Rive-Sud, un regroupement d'usagers de la Rive-Sud, qui demande à l'ARTM de reconsidérer sa décision.

Quant aux titres mensuels « tous modes », celui de Montréal, en zone A, se vendra 94 $, alors que ceux des banlieues coûteront plus cher – jusqu'à 255 $ en zone D.

À l'heure actuelle, les Montréalais paient leur passe bus-métro 90,50 $ par mois. Mais selon Michel Lemay, directeur des affaires publiques, du marketing et de l'expérience client de l'ARTM, il serait injuste de comparer les nouveaux titres avec les anciens.

À prix équivalent, l'usager [aura dorénavant] accès à davantage de services et à [une meilleure] couverture géographique, assure-t-il.

Autrefois, chaque société de transport était responsable d'établir sa propre tarification. Cette responsabilité a été dévolue à l'ARTM en 2016. Depuis, c'est cette agence qui a la responsabilité de fixer le prix de tous les déplacements. La région métropolitaine comptait à l'époque 17 grilles tarifaires et plus de 750 titres.

La présentation de la nouvelle grille tarifaire de l'ARTM survient au lendemain de la nomination par Québec d'un nouveau président à la tête de son conseil d'administration, Patrick Savard, qui remplacera Pierre Shedleur. Cet ancien directeur général de la Ville de Longueuil entrera en fonction le 31 mai.

La STM souligne la flexibilité accrue de la nouvelle grille

Appelée à commenter la nouvelle grille tarifaire, la Société de transport de Montréal (STM) n'a pas voulu accorder d'entrevue sur le sujet jeudi.

Dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada, elle a toutefois déclaré qu'elle appuie les grands principes de la refonte tarifaire mise en place par l'ARTM.

Dans un contexte de relance du transport collectif, la flexibilité accrue qu’offre la nouvelle grille tarifaire ainsi que l'accès élargi à plusieurs modes sont des conditions gagnantes pour favoriser son usage, a notamment soutenu son porte-parole Philippe Déry.

Avec les informations d'Olivier Bachand et de Marc Verreault

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