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Bombardements à Kiev durant la visite du secrétaire général de l’ONU

Un soldat debout derrière une barrière antichar.

La situation s'était apaisée récemment à Kiev, en Ukraine, même si la tension reste présente.

Photo : Reuters / GLEB GARANICH

Agence France-Presse

La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes russes jeudi soir, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, et pour la première fois depuis la mi-avril, qui ont fait au moins 10 blessés, selon les services de secours.

Les journalistes de l'AFP ont vu sur place un étage d'un bâtiment en feu avec de la fumée noire s'échappant des fenêtres brisées, tandis que de nombreux policiers et des secouristes étaient présents sur les lieux.

Cela en dit long sur la véritable attitude de la Russie envers les institutions internationales, sur les efforts des dirigeants russes pour humilier l'ONU et tout ce que l'organisation représente, a dit le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Il a évoqué cinq missiles, qui ont frappé la ville juste après la fin des discussions avec M. Guterres.

Cela requiert une réaction puissante, de la même ampleur, a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée sur Telegram.

Nous sommes en sécurité, a de son côté écrit un porte-parole de l'ONU à des journalistes. Il a ensuite précisé sur WhatsApp à l'AFP que c'est une zone de guerre, mais c'est choquant que cela soit arrivé à proximité de là où nous nous trouvions.

Un incendie s'est déclaré à la suite de bombardements ennemis sur un immeuble résidentiel de 25 étages, dont les deux premiers étages ont été partiellement détruits, ont pour leur part raconté les services de secours ukrainiens.

Selon des données préliminaires, cinq personnes ont été secourues et dix blessées, ont-ils poursuivi sur Facebook.

Dans la soirée, l'ennemi a tiré sur Kiev. Deux frappes sur le quartier de Chevchenkovsky, avait auparavant dit le maire de la capitale, Vitali Klitschko.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, avait rapidement dénoncé sur Twitter un acte odieux de barbarie, indiquant que les engins tirés étaient des missiles de croisière.

La Russie démontre une fois de plus son attitude envers l'Ukraine, l'Europe et le monde, a-t-il ajouté.

Le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, a quant à lui dénoncé sur Twitter une attaque sur la sécurité du secrétaire général [de l'ONU] et sur la sécurité mondiale.

Des frappes de missiles dans le centre de Kiev pendant la visite officielle d'Antonio Guterres, a également dénoncé sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Hier, il était assis à une longue table au Kremlin et, aujourd'hui, des explosions au-dessus de sa tête, a ironisé M. Podoliak.

C'est la preuve que nous avons besoin d'une victoire rapide sur la Russie et que tout le monde civilisé doit s'unir autour de l'Ukraine. Nous devons agir rapidement. Plus d'armes, plus d'efforts humanitaires, plus d'aide, a renchéri le chef de l'administration présidentielle, Andriï Iermak.

Il a appelé à priver la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU.

M. Guterres s'était entretenu mardi avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Mercredi, il est arrivé en Ukraine pour se rendre jeudi matin notamment à Boutcha et Irpin, dans la banlieue de la capitale, théâtres d'exactions imputées à l'armée russe par les Ukrainiens.

Il s'est aussi entretenu avec Volodymyr Zelensky, regrettant que le Conseil de sécurité de l'ONU n'ait pas réussi à empêcher et à arrêter la guerre déclenchée le 24 février par Moscou.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie est une violation de son intégrité territoriale et de la Charte des Nations unies, a-t-il une nouvelle fois déclaré.

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