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Les élèves de l’Î.-P.-É. devront garder leur masque au moins jusqu’au 13 mai

Des enfants portent un masque et marchent dans un corridor.

Le masque reste obligatoire dans les écoles de l'Île-du-Prince-Édouard, mais dès le 6 mai, il pourra être retiré dans les salles de classe.

Photo : Associated Press / Darko Vojinovic

L’obligation du port du masque et le dépistage des élèves resteront en place dans les écoles de l’Île-du-Prince-Édouard, jusqu’au 13 mai au moins.

C’est ce qu’indiquent la direction de la Commission scolaire de langue française et un communiqué envoyé aux parents du Public Schools Branch, le réseau anglophone.

La santé publique de l’île prévoit néanmoins des allégements de certaines mesures dès le vendredi 6 mai, date à laquelle le masque ne sera plus exigé dans les endroits publics de la province.

Gilles Arsenault pose pour la photo.

Pour Gilles Arsenault, directeur de la Commission scolaire de langue française, l'assouplissement de certaines mesures représente un soulagement pour la grande majorité des membres de la communauté scolaire. (archives)

Photo : Gracieuseté CSLF

À compter de cette date, le port du masque ne sera exigé qu’à bord des autobus scolaires et lors des déplacements à l’intérieur des écoles de l’île.

Les élèves et les membres du personnel pourront donc enlever leur masque lorsqu’ils sont assis en classe à partir de cette date.

« C’est un soulagement pour la communauté scolaire, car ça ne va plus être des journées scolaires entières où on serait obligés de garder le port du masque en tout temps. »

— Une citation de  Gilles Arsenault, directeur de la Commission scolaire de langue française

L’assouplissement annoncé mardi par la province a été très bien accueilli par la communauté, selon Gilles Arsenault, directeur de la Commission scolaire de langue française.

Les gens ont hâte de retourner à la normale avec aucun port du masque. C’est le souhait de la plupart des gens dans la communauté, ajoute-t-il.

Norbert Carpenter donne une entrevue.

Norbert Carpenter, directeur général de la Public Schools Branch, encouragera les étudiants et le personnel à continuer à porter le masque, s'il désirent le faire ainsi.

Photo :  CBC

Même son de cloche dans le réseau anglophone, selon Norbert Carpenter, le directeur de ce réseau.

« La Public Schools Branch se réjouit de cette consigne. Ce sera une très bonne première étape. »

— Une citation de  Norbert Carpenter, directeur de la Public Schools Branch

Selon lui, l’obligation du port du masque a créé des obstacles au développement de la parole et du langage pour les jeunes enfants.

Vous voulez avoir le sentiment de pouvoir parler librement, de pouvoir voir les lèvres d’une autre personne lorsqu’elle parle, souligne Norbert Carpenter.

Deux autobus scolaires arrivent dans une école.

Les écoles de l'île ont repris les classes en personne à la fin janvier 2022. Les masques seront toujours obligatoires dans les autobus scolaires jusqu'à la mi-mai. (archives)

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Les élèves et le personnel des écoles françaises et anglaises pourront quand même continuer à porter le masque après l’assouplissement, s’ils le souhaitent.

On va quand même encourager ceux et celles qui veulent continuer à porter le masque de façon permanente, précise Gilles Arsenault.

Le dépistage réalisé auprès des élèves trois fois par semaine restera en place jusqu’au moins le 13 mai dans toutes les écoles.

Après cette date, la santé publique devrait réévaluer les mesures en place et décider des consignes qui resteront en vigueur jusqu’à la fin de l’année scolaire en juin.

Des avis partagés chez les parents

À l’école anglophone Spring Park de Charlottetown, l’allégement des mesures suscite des avis partagés.

Grand-mère d’un élève qui fréquente l’école, Karen Ross s’oppose au changement.

C’est prouvé que les masques ont permis de contrôler la COVID-19 et je ne vois aucune raison de les enlever, explique-t-elle soulignant que les écoles devraient rester un lieu sécuritaire pour les enfants.

Linh Nguyen est la mère de deux élèves de cette école. Elle souhaite que le port du masque soit complètement levé.

Il est plus facile pour les enfants de parler à leurs amis et de travailler avec leur enseignant, souligne-t-elle.

Une adulte et deux enfants entrent dans le bâtiment.

L'école française La-Belle-Cloche, située à Rollo Bay, a dû fermer ses portes temporairement début décembre 2021 à la suite d'une éclosion de cas de COVID-19. (archives)

Photo : CBC/Steve Bruce

Moins d’absences

Selon Gilles Arsenault, les taux d'absentéisme chez les élèves et chez les enseignants ont diminué dans les trois dernières semaines.

Le système scolaire reprend ses forces, et on est en mesure de fonctionner plus normalement maintenant, explique-t-il.

Dans certaines écoles françaises, le nombre d’absences chez les élèves a atteint 45 % en mars dernier à cause de la hausse de cas de COVID-19 à l’île.

Environ 20 enseignants pouvaient s’absenter par jour durant ce mois à cause de maladie ou des règles d’isolement pour les contacts étroits.

Je pense que maintenant, on peut toucher cette lumière au bout du tunnel, et on va être en mesure de retourner, lors de la prochaine année scolaire, à un modèle d’éducation plus proche de ce qu’on avait connu avant 2020, précise Gilles Arsenault.

Le directeur du réseau scolaire anglophone, Norbert Carpenter espère que la baisse du taux d’absences est un signe que le COVID-19 n’est plus aussi répandu dans les écoles qu’auparavant.

Avec des informations de Steve Bruce, de CBC

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