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Recensement : la croissance des appartements a surpassé celle des maisons unifamiliales

Un ensemble de tours résidentielles en construction.

Le prix moyen d'un appartement en copropriété à Toronto s'élevait à plus de 808 000 $ le mois dernier, comparativement à 1,7 million $ pour une maison individuelle (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Labrecque

La Presse canadienne

Les maisons individuelles sont toujours le type de logement le plus abondant au Canada, mais les appartements et les maisons en rangée rattrapent lentement leur retard, révèlent les dernières données du recensement.

Les chiffres de 2021, publiés mercredi par Statistique Canada, montrent que les 7,8 millions de maisons individuelles du pays représentaient environ 53 % de l'offre de logements au Canada, contre environ 54 % lors du recensement de 2016.

L'agence fédérale a constaté que la croissance des maisons individuelles était surpassée par celle des appartements dans les petits immeubles et dans les tours, ainsi que celle des maisons en rangée.

Des experts en logement ont attribué une grande partie du changement aux préférences des consommateurs, aux règlements de zonage et au manque d'espace dans plusieurs régions, en particulier les centres-villes populaires, déjà connus pour leur forte densité.

Le problème est du côté des terrains. On ne peut pas les faire croître, a observé Murtaza Haider, professeur de sciences des données et de gestion immobilière à la Toronto Metropolitan University.

« C'est une denrée rare pour la construction horizontale, mais pour la construction verticale, on peut superposer étage après étage après étage. »

— Une citation de  Murtaza Haider, professeur de sciences des données et de gestion immobilière à la Toronto Metropolitan University

Les prix des logements, qui dépassent les budgets de nombreuses personnes, alimentent également la demande pour les appartements.

Le prix national moyen des habitations était de 796 000 $ en mars, en hausse de 11,2 % par rapport au même mois l'an dernier, selon l'Association canadienne de l'immeuble (ACI). En excluant du calcul les marchés hyperactifs du Grand Toronto et de Vancouver, ce prix moyen passe à 633 000 $, soit 163 000 $ de moins.

Les appartements ont tendance à coûter moins cher que les maisons individuelles. Dans la région du Grand Toronto, la chambre immobilière a constaté que la maison individuelle moyenne s'était vendue à près de 1 700 000 $ le mois dernier, tandis que les appartements en copropriété s'élevaient en moyenne à plus de 808 000 $.

La majorité écrasante des gens préférerait toujours une maison individuelle, mais M. Haider note que plusieurs sont forcés de repenser leur choix de logement lorsque la réalité entre en jeu.

Les gens n'ont pas ce genre de revenu pour acheter des maisons de plus d'un million de dollars, surtout s'ils sont jeunes et qu'ils cherchent une première maison parce qu'ils sont de premiers acheteurs, a-t-il expliqué.

Ils finissent par graviter autour de ces tours de logements, soit des appartements ou des copropriétés.

Croissance dans les centres-villes

Alors que ces tendances se développent, Statistique Canada a dénombré 1,5 million d'appartements dans des immeubles de plus de cinq étages au pays l'an dernier. Ils représentaient 10,7 % du parc de logements du pays l'an dernier, contre 9,9 % en 2016.

La proportion d'appartements dans des immeubles de moins de cinq étages a légèrement augmenté pour atteindre 18,3 % en 2021, contre 18 % en 2016.

Les maisons en rangée ont enregistré une légère hausse, passant de 6,3 % de l'offre de logements en 2016 à 6,5 % l'an dernier.

Une rangée de maisons dont l'une à une pancarte à vendre et où il est inscrit vendu.

La croissance des maisons individuelles a été surpassée par celles des maisons en rangée entre 2016 et 2021.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Bouillon

Une grande partie de la croissance est concentrée dans les centres-villes et autour des grands centres urbains, où les millénariaux, qui sont les plus susceptibles d'être des acheteurs d'une première maison, représentent la plus grande part de la population.

Ils représentent plus du tiers de la population des centres-villes des grands centres urbains, tandis que les baby-boomers ne représentent qu'une personne sur cinq dans ces mêmes secteurs, même s'ils constituent la génération la plus nombreuse au pays.

Les centres-villes ont tendance à se développer plus rapidement dans les grands centres urbains, alors quels types de logements pouvez-vous construire au centre-ville, où l'espace est un luxe? Vous avez besoin des types de logements qui permettront la densification, pour que plus de personnes affluent, a observé l'analyste principal de Statistique Canada, Jeff Randle.

Une première tranche de données, publiée par l'agence en février, avait montré que plus de 1,2 million de personnes, soit 3,5 % des Canadiens, vivaient dans la partie centre-ville de l'un des 41 grands centres urbains du pays au printemps 2021.

Ces centres-villes ont vu leur population augmenter de 10,9 % entre 2016 et 2021, un rythme beaucoup plus rapide que la croissance de 4,6 % qu'ils ont enregistrée au cours de la période de recensement précédente, qui couvrait de 2011 à 2016.

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