•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une journée pour la paix organisée au Séminaire de Chicoutimi

Un étudiant chante et joue de la guitare devant ses confrères assis sur des poufs.

Antoine Daoust a interprété plusieurs chansons dont l’hymne « Imagine » de John Lennon qui prône un monde sans guerre, lors de la journée pour la paix au Séminaire de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Radio-Canada

Des élèves du Séminaire de Chicoutimi qui se sentent interpellés par les conséquences de la guerre en Ukraine ont organisé une journée pour promouvoir la paix mercredi.

Pas question toutefois de prendre position outre que pour la paix lors de cette activité puisque dans les corridors de cette école secondaire privée, des élèves d'origine russe et ukrainienne se côtoient.

C'est important d'avoir des jeunes qui sont conscients des enjeux mondiaux, politiques, puis si on a des jeunes intéressés à ça, on peut juste les soutenir puis les encourager là-dedans, a indiqué Marie-France Bergeron, technicienne en loisirs au Séminaire de Chicoutimi.

Avec cette guerre, bien des jeunes sont confrontés pour la première fois à un conflit sanglant qui se déroule sous leurs yeux, pratiquement en direct à la télé.

Cinq élèves de secondaire 3, toutes membres du comité des médias étudiants, sont à l'origine de cette activité de soutien aux victimes de conflits armés. Les dommages collatéraux de la guerre entre la Russie et l'Ukraine les inquiètent. Pour plusieurs, ce qui est rapporté dans les médias est source d'anxiété.

Chargement de l’image

Les cinq organisatrices des actions pour la paix dans le monde, des élèves de troisième secondaire, ont posé pour immortaliser le tout. De gauche à droite, Béatrice Pérusse, Marianne Girouard, Julianne Claveau, Léanne Gagnon et Éléa Bernier.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Ça fait mal, tu regardes et ça fait mal, a débuté Béatrice Pérusse. 

Ils vivent dans la peur là-bas et ils sont obligés de fuir leur pays, a poursuivi Léane Gagnon.

Le monde ne va pas très très bien en ce moment. Puis je trouve ça plate que les gens perdent leur temps à se battre entre eux au lieu de se préoccuper des vrais problèmes comme l'écologie. Donc oui ça m'inquiète un peu pour le futur. C'est pour ça qu'on pose des gestes concrets, a terminé Marianne Girouard.

Les organisatrices ont distribué des rubans blancs aux élèves de l'école secondaire, alors que le conflit en Ukraine ne laisse personne indifférent.

Les élèves invitent également la population à participer à une grande marche pour la paix en partance du Séminaire de Chicoutimi vendredi à 13 h.

Ce n'est peut-être pas ça qui va arrêter toutes les guerres, mais un vieux dicton, que ma mère me disait quand j'étais petite, dit que c'est avec des gouttes d'eau qu'on fait un océan, a ajouté Marianne Girouard.

Chargement de l’image

Les images de la guerre en Ukraine interpellent les élèves du Séminaire de Chicoutimi.

Photo : Associated Press / Philip Crowther

Ukrainien de naissance, mais adopté par des Québécois, Louka McLelland-Denis est touché par l'initiative de ses camarades. Il rêve un jour de visiter son pays natal.

« Je voudrais la paix aussi entre les deux pays. [...] Je ne veux absolument pas que l'Ukraine disparaisse totalement. Parce que c'est une partie de moi. Puis c'est sûr que si je veux retrouver mes parents biologiques, bien je ne pourrai pas nécessairement. »

— Une citation de  Louka McLelland-Denis

Lors de l’événement, Antoine Daoust avait sorti sa guitare et ses talents de chanteur pour interpréter la chanson Imagine de John Lennon, un hymne tout indiqué en cette journée pour promouvoir la paix.

Si tout le monde se met ensemble, dans un genre d'assemblée collective, il y aurait moyen de partager le message et l'envoyer partout, a-t-il exprimé.

D'après un reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !