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Le Québec potentiellement dans la ligne de mire des cyberattaques russes

Un ordinateur portable affichant du code informatique binaire avec un drapeau russe en filigrane sur l'écran.

Toutes nos infrastructures qui sont interconnectées avec nos voisins américains pourraient être la cible de cyberattaques russes.

Photo : getty images/istockphoto / Smederevac

Radio-Canada

Le Québec pourrait être la cible de cyberattaques de la part des Russes qui tentent de s’en prendre aux États-Unis, soutiennent trois experts.

On est une cible potentielle, parce qu'on a des connexions rapprochées avec les États-Unis, explique Paul Laurier, président de Vigiteck et ex-enquêteur à la Sûreté du Québec dans la division des fraudes et des cyberattaques, en entrevue à Tout un matin.

Disons que l’infrastructure d’Hydro-Québec soit victime d’une attaque, cela pourrait potentiellement l’empêcher de produire et de fournir l’électricité aux États-Unis les touchant aussi, ajoute-t-il.

Aucune structure n’est exemptée, prévient Alexis Dorais-Joncas, directeur du centre de recherche et de développement de l’entreprise Cyber sécurité i7, au micro de Midi Info.

Tout ce qui est du domaine des infrastructures critiques et qui est interconnecté avec nos voisins américains pourrait être ciblé. On parle du secteur de l’énergie, du transport et aussi de toutes les autres institutions qui font la base de notre société, détaille-t-il.

Le Québec saurait-il bien se défendre?

À l'échelle du pays, le Canada a l’infrastructure pour être capable de bombarder l’ennemi, souligne Paul Laurier.

Le Québec, pour sa part, est sur la bonne voie, ayant pris des mesures à cet effet depuis quelques années.

Il y a des groupes d’échange d’information […] qui se font confiance et qui échangent de l’information sur les attaques […] et ça aide tout le monde à monter des systèmes de défense plus efficace, explique Alexis Dorais-Joncas.

Mais il ne faut jamais arrêter d'améliorer la sécurité dans les secteurs essentiels comme celui de l’énergie, du transport, des télécommunications et des institutions financières, soutient Mourad Debbabi, expert en cybersécurité, en cybercriminalistique et en protection des infrastructures critiques.

Parce qu’il n’y a pas de risque zéro, dit-il.

Le lien entre la guerre et les cyberattaques

Depuis le début du conflit en Ukraine, tous les pays qui s’opposent à la Russie sont menacés directement par Moscou d’être la cible de cyberattaques, soulève Paul Laurier.

Du côté du Canada, il est vrai que la fréquence des attaques a augmenté en comparaison avec l’année précédente, dit Mourad Debbabi.

Toutefois, la majorité de ces cyberattaques n’ont aucun lien avec le conflit, prévient Alexis Dorais-Joncas. Les pirates informatiques qui travaillaient avant le conflit continuent malgré la guerre, ajoute-t-il.

La menace est réelle, [mais] elle a toujours été réelle, précise Mourad Debbabi.

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